Les petites choses

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Regards sur le monde...

Un peu de tout et un peu en désordre... Tout ce qui ne rentre pas dans les autres cases !

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mardi, juin 20 2006

20 juin : c'est la journée mondiale des réfugiés

Aujourd'hui, c'est la journée mondiale des réfugiés. C'est l'occasion de rester en éveil face aux problèmes que rencontrent les étrangers qui vivent chez nous. A partir du début des vacances d'été, des familles entières risquent d'être reconduites à la frontière parce qu'elles se retrouveront isolées. C'est donc le moment de rester sur ses gardes ! Je ne vais pas faire un grand discours car d'autres le font mieux que moi. Je voulais juste faire un clin d'oeil...

D'ailleurs, le saviez-vous ? A travers le monde, les demandeurs d'asile ont des droits ! Amnesty International les décrit ici ! Vous pouvez aussi consulter le site officiel du Haut Commissariat aux Réfugiés qui dépend des Nations Unies. Cette année, le thème de la journée est l'espoir... et vu le contexte politique actuel les concernant, il en faut !

Voici le programme des animations et manifestations qui se tiendront dans tous les coins de France. C'est par là !

Et pour ceux qui le souhaitent, je vous invite à consulter le site d'Education Sans Frontière, association qui milite pour que les droits des enfants scolarisés soient respectés. En ligne, on trouve notamment des pétitions à signer. Et des infos sur la situation dramatique de certains camarades de vos enfants et de leur famille...

Aujourd'hui, 20 juin, restons sur nos gardes pour ne pas avoir honte de vivre dans ce pays...

mardi, avril 18 2006

Un élève sans papier a le droit d'être un élève comme les autres !

J'ai reçu ces jours-ci une pétition de l'association Education sans Frontière. Elle souhaite alerter le plus grand nombre de personnes sur la pression faite auprès des élèves dont les parents n'ont pas une situation régulière... Pression psychologique et pression physique, pouvant aller jusqu'à l'expulsion du territoire... Comment étudier sereinement dans de telles conditions ?

Le Mammouth m'ayant devancée, je vous renvoie sur son blog en cliquant ici. Si ce problème vous interpelle, allez y faire un tour... Cela ne prendra que quelques minutes de votre temps.

Loin de moi l'idée de lancer ici un débat sur les nouvelles lois sur l'immigration... mais je dois dire que la démarche ministérielle me laisse fort perplexe ! Que les lois soient douces ou très strictes, je suis de ceux qui pensent que notre pays devra recevoir des vagues de personnes qui sont prêtes à tout pour venir chez nous ! Alors, il faut une réglementation, bien sûr, mais pas à n'importe quel prix ! Mieux vaut être un peu plus souple et juste pour recevoir ses personnes plutôt que d'avoir des réponses uniquement policières : cela engendrera forcément des réseaux parallèles (drogue, proxénétisme, etc.) qui seront bien plus dangereux pour nos sociétés occidentales !

vendredi, mars 10 2006

Les violences faites aux femmes, une affaire d'Etat

A l'occasion de la journée de la femme, Amnesty International publie un rapport intitulé "Les violences faites aux femmes en France, une affaire d'Etat". Cette étude rentre dans le cadre d'une grande campagne mondiale lancée en 2004 par l'association. Elle est édité par Autrement et se veut être un cri d'alarme tant au niveau du grand public qu'au niveau politique.

Elle traite de toutes les violences dont les femmes sont victimes : mutilations sexuelles, mariages forcés, prostitution organisée... mais aussi de la violence conjugale, la plus banale, la plus taboue, la plus sournoise, la plus lâche. Car on la rencontre ici ou là, sous notre nez. Savez-vous qu'1 femme sur 10, en France, est victime de son propre compagnon ou conjoint ? Qu'une femme meurt tous les 4 jours sous les coups de son partenaire ?

Si ces chiffres vous font froid dans le dos, allez faire un tour ici. On vous proposera, si vous le souhaitez et que vous avez un peu de temps, de signer une pétition en ligne (cela prend moins de 5 minutes !). Pour les plus intéressés, on peut consulter aussi une partie du rapport, en tous cas, ses grandes lignes.

Amnesty International rappelle qu'elle n'a pas vocation à aider les femmes victimes de violence directement. Mais sur la même page, on trouve de nombreuses adresses d'autres associations et des conseils pratiques.

N'acceptons pas l'inacceptable ! La violence faite aux femmes, parlons-en !

jeudi, novembre 3 2005

L'excision, parlons-en...

Je ne sais pas si vous avez eu l'occasion de regarder l'émission de France 2 "Tout le monde en parle" du 22 octobre dernier. Parmi les invités, il y avait Khady. Khady... son nom ne vous dit rien ? Normal. Elle n'est pas actrice, ni chanteuse, ni femme politique.

Elle vient d'écrire un livre, "Mutilée", avec Marie-Thérèse Cuny, chez Oh ! Editions. Un roman, qui est aussi un témoignage. Poignant et en même temps, tellement banal, de ce que des millions de femmes subissent encore en 2005 : l'excision. Y compris, chez nous, en France !

Sur le plateau, elle raconte son enfance heureuse au Sénégal, dans un milieu plutôt favorisé. Et ce jour où elle est allée voir, avec ses cousines, toutes dans les mêmes âges, une dame qui les a "purifiées pour qu'elles puissent prier"... Une horreur ! Rien que d'entendre ses mots m'a donné envie de vomir. Ses paroles résonnent comme le bruit du rasoir sur la peau. Elle raconte la souffrance physique, l'incompréhension. Puis la vie qui reprend. Elle raconte son mariage arrangé à 13 ans avec un inconnu. Sa nuit de noces, qu'elle apparente à un viol, qu'elle a gommé de sa mémoire, et qui ressemble à toutes les nuits passées ensuite, viol conjugal, enfants... Chaque fois de la souffrance et de la soumission. Elle raconte comment, à cause du poids de la tradition, elle a laissé ses filles être excisées à leur tour...

Khady, elle en a eu marre et elle a décidé de quitter l'enfer. De trouver un travail. De quitter l'homme à qui elle "appartenait". Elle témoigne pour que l'excision soit punie. Elle témoigne pour que les femmes soient respectées et libres, même si elle a conscience que c'est un combat difficile. Personnellement, je ne me sens pas capable de lire son livre. Ce que j'ai entendu me retourne déjà assez. Mais j'ai envie d'en parler parce que cette pratique est révoltante et barbare.

Thierry Ardisson demande à Monica Belluci ce qu'elle pense du témoignage de Khady. Elle répond : "de tous temps, les hommes ont essayé de diminuer physiquement les femmes pour mieux les contrôler : les pieds bandés chez le chinoises, l'excision, le foulard... " Refusons ces pratiques, parlons-en. Essayons de construire un monde où hommes et femmes pourront se respecter et vivre libres, sans discrimination. C'est peut-être de l'utopie mais je crois que c'est en regardant vers le ciel qu'on relève la tête.

Moi, en tous cas, ça me révolte !

jeudi, octobre 13 2005

Paris, c'est la France ?

Mon amoureux regarde la météo sur France 2. Le présentateur, Patrice Drevet -que j'aime assez d'ailleurs- annonce que le temps va se dégrader dans l'après-midi... Mon amoureux jette un oeil par la fenêtre en faisant la moue : chez nous, il pleut des cordes depuis le matin...

C'est un peu agaçant d'entendre sans arrêt "Paris/la province"... et là, je parle de beaucoup d'autres émissions que celle-ci. Certains journalistes ou présentateurs ne doivent sans doute pas savoir qu'ils sont diffusés dans toutes les régions de France... "La province", je trouve que ça fait un peu bouseux.

:-( Mais je ne vais pas en faire une montagne, hein !

jeudi, septembre 29 2005

Morts de faim...

J'ai reçu hier le Télérama de la semaine prochaine. La couverture, c'est une main noire et maigre. Au milieu de la main, cette petite annonce, entourée de rouge qui dit ceci : "FAMINE AU NIGER. Recherche MEDIAS désespérément depuis octobre 2004."

Un article dedans, sur tous ces gens qui meurent de faim, là-bas, dans l'indifférence générale. Des médias, des politiques, et de la plupart des gens... Comment vivre sereinement en sachant qu'à quelques dizaines de milliers de km, des enfants n'ont pas à manger ? Je ne sais pas vous, mais moi, ça me met le bourdon.

vendredi, août 5 2005

Le patois, c'est pas toujours la joie !

Une copine m'a raconté l'histoire d'un pompier, qui au moment de la vente des calendriers a assisté à cette scène...

Alors qu'il présentait les différents modèles, la mère de famille demande à sa fille quelque chose. La fille âgée de 7-8 ans répond par la négative :"J'peux pas, 'faut que je vas faire mes devoirs"...

Sa mère la regarde et se met à crier en la poussant :"Je t'ai déjà dit 50 fois qu'on ne dit pas il faut que je vas faire mes devoirs !!!". Et d'un air triomphant elle corrige : "On dit : il faut que je vais faire mes devoirs... Oh, celle-là, alors !"

Pour Chaanie :-) !

mardi, mai 10 2005

Florence et Hussein, pourquoi ?

Je voulais faire un billet sur Florence Aubenas et Hussein Hanoun al-Saadi, retenus en Irak pour avoir voulu faire leur travail, mais je n'ai pas trouvé les mots... J'emprunte donc ceux de François Morel, j'espère qu'il ne m'en voudra pas, parus dans Télérama n°2886:

"Ne plus dire que les usgers de la SNCF sont les otages des syndicats, que les syndicats sont les otages de la gauche, que la gauche est l'otage de ses contradictions. Ne plus dire que les artistes sont les otages des maisons de disque, que les maisons de disque sont les otages des grandes multinationales. Ne plus dire que la politique est l'otage de l'économie, que l'économie est l'otage des actionnaires.

Ne plus dire que l'Assemblée Nationale est l'otage du gouvernement, que le gouvernement est l'otage du patronat, que le patronat est l'otage de la Bourse. Ne plus dire que Sarkozy est l'otage de Chirac, que Chirac est l'otage de la droite, que la droite est l'otage de son conservatisme.

Ne plus dire que Montebourg est l'otage de Fabius, que Fabius est l'otage de Hollande, que Hollande est otage de son physique.

Ne plus dire que le cinéma est l'otage de la télévision, que la télévision est l'otage de l'Audimat, que l'Audimat est l'otage de la ménagère de moins de 50 ans, que tous les soirs vers 18 heures ma voisine est l'otage de Julien Lepers.

Ne plus dire que les rêves d'enfant sont les otages de la prudence.

Parce que, à force d'utiliser les mots à tort et à travers, on pourrait finir par accepter l'inacceptable, par supporter l'inacceptable.

Ne plus dire le mot "otage", jamais, sauf lorsque l'on parle de ceux à qui on a volé la liberté.

Florence Aubenas, Hussein Hanoun al-Saadi, je pense à vous."

J'aime aussi beaucoup la chanson écrite pour eux par Moustaki.

vendredi, mai 6 2005

C'est pas juste !

Je lis dans Charlie Hebdo du 4 mai 2005 l'information suivante :

"La SNCM a accepté la revendication des grévistes à n'engager que des Corses. Désormais, la Corse est le seul département qui applique le programme du Front national." (Est-ce-que cela concerne 100% des employés de la SNCM ? Je n'en suis pas sûre... si quelqu'un peut préciser...)

Que je sois claire : je n'ai rien contre les corses, ni contre la Corse. Comme tout le monde, je suis les informations données par les journaux télévisés ou la presse sans trop comprendre le malaise corse (qui est peut-être justifié). Je me demande souvent comment ce département peut continuer à avoir les mêmes statuts qu'un département continental, mais en ayant quand même une assemblée... pourquoi ne lui donne-t-on pas un statut tel que ceux adoptés dans les TOM ? Une certaine autonomie, c'est ce que les corses veulent ? Cela permettrait une gestion particulière d'un côté dans certains domaines, et une aide de la France, pour ceux qui souhaitent rester français !

C'est certainement plus compliqué que cela et je ne m'avancerai pas plus dans mes propositions... Certains sont spécialisés pour parler de cela, je ne vais pas faire mon cinéma ! Non ! Toujours est-il qu'en l'état actuel des choses, la Corse est un département comme les autres.

Un point de détail me contrarie, cependant. Celui des fonctionnaires ou assimilés. Par définition, les fonctionnaires passent un concours national, qu'ils viennent de Corse, de la Creuse, de Paris ou de n'importe quel département... Par définition, ils sont mutés en fonction de leurs points, et non pas en fonction de leur résidence. Cela semble logique, c'est le meilleur moyen de mettre tout le monde à la même enseigne, et du même coup d'assurer un service public relativement homogène sur l'ensemble du territoire... Non ?

Alors, pourquoi les profs corses n'enseigneraient-ils qu'en Corse ? Pourquoi les postiers corses ne distribueraient-ils le courrier qu'en Corse ? Pourquoi les corses auraient-ils un traitement de faveur ?

Je pense qu'un postier landais préfère être sur la côte atlantique plutôt qu'en banlieue parisienne... Je pense aussi à ma petite soeur, prof bretonne, enseignant depuis plusieurs années sur la Côte d'Azur en attendant sa mutation à 1 000 kilomètres de là... Pourquoi n'auraient-ils pas les mêmes droits ?

Alors si la Corse obtient un statut différent, type TOM, je trouverai sans doute logique que le travail local soit réservé de préférence aux résidents. Mais en attendant, puisque ce n'est pas le cas, je ne trouve pas juste que tous les fonctionnaires n'aient pas tous les mêmes droits...

Vous imaginez, vous, jouer à un jeu de société où tout le monde n'aurait pas les mêmes règles de jeu ? Non ! Pour moi, c'est un peu la même chose...