Les petites choses

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La vie est un arc-en-ciel

La vie est belle... la plupart du temps !

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lundi, juin 19 2006

Entre nous, de l'eau...

J'ai pris un bain, cette nuit. J'aime bien m'allonger dans l'eau chaude le soir. D'abord, j'ai l'impression de flotter... Magali dirait que je fais la baleine pour de vrai... (l'Amoureux, parfois, il dit qu'avec Magali, j'ai pas besoin d'avoir d'ennemis !!! Bon, il faut dire qu'on a déjà fait un concours de cétacés il y a trois ans... que j'ai d'ailleurs remporté haut la main ! Alors ça rapproche !). N'empêche, on peut se bercer, faire des vagues (pas trop, sinon, ça déborde... mais comme je ne m'auto-gronde pas, ce n'est pas si grave !), se mettre sur le côté et avoir l'impression d'avoir un ventre aussi léger qu'une bouée...

Et puis quand je suis dans l'eau, que plus rien ni personne ne bouge dans la maison, je peux me regarder le nombril et observer ce qu'il se passe. Les bébés, ils réagissent à la température. Alors, ça fait des bosses qui se déplacent sans contrainte autour du ventre. Surtout une bosse, le dos de la Petite Soeur. J'aime bien savoir comment elle est placée, si son dos est à gauche ou à droite, où sont ses pieds, si elle est tournée vers l'intérieur ou vers l'extérieur. J'aime bien jouer avec elle. Je la pousse. Je l'appelle. Elle vient.

J'étais donc dans mon bain hier. Et je me disais :"tiens, c'est peut-être la dernière fois que j'ai ces sensations là !" J'ai toujours été fascinée par ce compte à rebours dont on ne connaît pas l'échéance ! C'est un temps à part. Une attente de cet enfant qu'on ne connaît pas vraiment même si on le porte en soi. A quoi ressemblera-t-elle ? Plus le moment de la naissance approche, plus les souvenirs des naissances de Chouinette et Crapouillot me reviennent en mémoire... Quand elle sera là, je n'aurai plus de sensations de grossesse mais d'autres petits bonheurs viendront les remplacer... La joie de partager des moments avec les autres personnes de la famille, l'odeur qu'elle aura, la chaleur de son petit corps...

Pendant que mes souvenirs venaient prendre le pas sur mes interrogations, j'ai laissé la vapeur chaude de l'eau (et la fatigue !) m'envahir petit à petit... Mes paupières sont devenues lourdes... Elle s'est blottie dans ma main, a bougé encore un peu... et nous nous sommes endormies, chacune dans notre monde liquide qui nous rend si proches et encore si étrangères... peut-être pour la dernière fois.

mardi, juin 13 2006

En attente...

Quand l'Amoureux est rentré, hier soir, je lui ai dit :"Tu sais, j'ai eu pas mal de contractions aujourd'hui ! 'Faut que je me repose !" Lui, tête bizarre :"Tu ne veux pas attendre un peu ? Non, parce que là, on n'est pas prêt, hein..."

Coup de fil de ma grand-mère, hier soir, qui, investie d'une mission secrète, doit s'envoler pour de lointaines contrées pendant quelques jours (je ne vous ai jamais dit que j'avais une grand-mère extraordinaire ?) :"Bon, et tu m'attends pour accoucher, d'accord ?" :-)

L'Amoureux, qui passe juste à ce moment-là près de moi rajoute :"Ah mais ça, bien sûr ! On y compte bien, Grand-Mère ! D'ailleurs, si tu pouvais ne pas rater ton avion..."

Au fur et à mesure que la naissance approche, sans pour autant qu'on ne sache la date précise, les questions d'organisation se posent... et quelque chose me dit que l'Amoureux, il compte un peu sur la grand-mère globe-trotteuse ! :-)

Le match se fera... dans l'eau !

Dilemme pour l'Amoureux : ce soir, France-Suisse a lieu pendant l'activité piscine de Crapouillot.

Ce midi : "Alors, on fait quoi ce soir ? On va se baigner ou on regarde le match à la télé ?" Crapouillot répond aussi sec :"On va à la piscine ! Ouais !" (avec une tête de vainqueur) "Bon, d'accord !", répond l'Amoureux (avec une moue de dégoût)...

Quelques minutes plus tard, devant les caprices de Crapouillot, la voix est menaçante :"Bon, si tu continues ton cinéma, pas de piscine ! Ce sera télé et puis c'est tout !", dit l'Amoureux ! (Je rigole intérieurement... la punition ne serait pas pour tout le monde !!!)

Puis encore :"Tu es vraiment sûr, pour la piscine ? Oui ? Tu veux toujours y aller ?" "Oui ! Oui !", dit Crapouillot...

Je crois que ce soir, le match se fera dans l'eau ! Il est des fois où il est trop bête d'être un papa soucieux du bien-être de son petit garçon, quand même ! :-)

jeudi, juin 8 2006

Les préparatifs

Ce week-end, j'ai demandé à l'Amoureux de me sortir de la réserve tout ce qui concerne le bébé : poussette, landau, siège-auto, transat. Il faisait très beau. On a sorti les bassines et les brosses sur la terrasse et on s'est mis au boulot. Il a fallu tout déhousser, mettre à tremper, égoutter, frotter, rincer, étendre...

Pendant ce temps, la machine tournait et sur le fil, apparaissaient les pyjamas en taille 54 (1 mois), les bodies, brassières et bottons. Les duvets, turbulettes et autres accessoires...

En fin d'après-midi, j'étais épuisée comme si j'avais couru un marathon (en même temps, je ne peux pas savoir... mais j'imagine !) ! Je me suis assise et j'ai admiré le travail accompli ! Tous ces petits bouts de tissus suspendus, remuant au gré du vent... ça m'a fait prendre conscience que ça y est, on arrive dans la dernière ligne droite !

Le soir, j'ai repassé mon petit linge et tout rangé dans la petite valise. La plus grande sera pour moi... J'ai regardé sur la liste de la maternité : tout y est ! J'ai posé la valise en évidence... comme si c'était le genre de choses qu'on peut perdre ! Elle va attendre là jusqu'à ce que la Petite Soeur se décide à venir voir le monde...

Le lendemain, j'ai remonté les pièces du landau et de la poussette, en pestant parce que j'ai toujours été nulle en puzzle... C'est toujours un exercice angoissant : on se rend compte une fois qu'on croit avoir fini qu'on a oublié de mettre... le premier morceau ! En temps normal, on se dirait : "Bah on verra ça une autre fois !" mais là, comme c'est pour le bébé, on recommence modestement en faisant plus attention et en demandant son aide à l'Amoureux...

La salon est donc devenu un lieu où on entrepose (déjà qu'on y entrepose pas mal en temps normal !!!), où on vérifie, où on enveloppe pour ne pas que ça prenne la poussière... Tout est vérifié puis préparé...

Cela me met dans un état d'ébullition et en même temps, je serais presque mélancolique ! Je me dis que c'est sans doute la dernière fois que je prépare une naissance alors du coup, mes gestes prennent un écho particulier. Je fais bien attention à ce que je fais. Comme s'il fallait peser ce rituel, comme s'il fallait arrêter un peu le temps...

Tout ça pour dire que ce bébé, j'ai hâte qu'il soit là. Et en même temps, j'aimerais qu'il prenne tout son temps pour en profiter encore un peu. Moi. Toute seule. ;-)

Salto avant !

Des nouvelles de la Petite Soeur : elle a fini par le faire, son salto avant ! Voilà qui permet de nouveau d'envisager la naissance sereinement ! Après avoir senti ses jambes en position du lotus, je vois des bosses se balader sur le dessus de mon ventre ou sur les côtés... C'est rigolo ! :-)

(J'espère donc qu'elle ne se tentera pas le salto arrière dans les prochains jours !)

mercredi, juin 7 2006

Seules

Petit coup de blues hier soir. Crapouillot est assez usant en ce moment. Je ne sais pas si ce sont les trois ans, la fin de l'année scolaire ou autre chose mais il fait bêtise sur bêtise, répond quand on le gronde, fait des commentaires sur tout et il répète tout ce qu'on dit... Il arrive qu'on ait envie de lui faire une tête au carré ! Il faut dire que parfois nous sommes presque toute la journée tous les deux et que je fatigue un peu en ce moment... Je n'ai pas trop envie qu'on m'embête !

Après qu'il ait été couché, nous nous sommes retrouvés tous les deux dans le jardin, l'Amoureux et moi. Avons parlé pendant un moment du boulot, fait le point sur nos activités associatives en cours, dicuté de choses et d'autres. Moment tranquille, à la fraîcheur qui caractérise la tombée de la nuit, au milieu des rosiers et des chants d'oiseaux.

Je me suis fait la réflexion que quand Chouinette avait l'âge de Crapouillot, j'étais seule. Je travaillais dix heures par jour. Elle, passait de la nourrice le matin, à l'école puis à la nourrice. De 7h30 à 18h30. Tous les jours (enfin, si je réfléchis, ça arrive à d'autres enfants quand les deux parents travaillent !). Le soir, j'étais souvent épuisée, d'avoir été dans un contexte bruyant et elle, ma Chouinette, elle faisait parfois le même genre de crises que Crapouillot en ce moment. Elle voulait sûrement que je m'occupe d'elle. Ce qui est logique. Seulement, moi, je n'avais pas beaucoup de recul à ce moment-là alors je me fâchais, et il est même arrivé que je l'envoie se coucher sans histoire tellement j'étais à bout. Après, quand j'étais calmée, j'allais la regarder dormir et je pleurais en culpabilisant...

Quand l'Amoureux est entré dans notre vie, c'est une des premières choses qui a changé. Il s'est très vite occupé de Chouinette. A vite compris quand la coupe était pleine pour moi. Alors, il l'emmenait lire une histoire, faire un jeu de société, ou tout simplement discuter avec elle. Et elle, se calmait naturellement... C'est notamment en les regardant tous les deux que j'ai su qu'on pourrait faire un bout de chemin ensemble. Et même fonder notre famille à nous. Parce qu'elle était bien avec lui. Parce qu'il faisait attention à elle. Cela m'apaisait et je pouvais recharger mes batteries.

Je me disais, donc, à quel point c'est bien d'être deux adultes dans la maison. A quel point c'est agréable de pouvoir se passer le relais quand on voit qu'on va perdre pied. A quel point c'est important que la pression soit répartie sur deux pôles... Quand l'un des deux perd patience ou n'a pas envie de jouer, l'autre peut le faire. Il faut jongler, bien sûr, mais quand ce système fonctionne, quel bien-être !

Vraiment je n'aimerais plus être à la tête d'une famille monoparentale... Parfois, quand je vois des parents seuls (des mères, la plupart du temps) qui ne s'en sortent pas, je repense à ce temps où j'en faisais partie. Et souvent j'arrive à la conclusion qu'ils ont plus besoin d'une aide éducative que d'un jugement de valeur...

C'est sûr, ce soir, quand je serai fatiguée, je regarderai Chouinette et j'aurai un petit pincement au coeur. Si elle me parle, je serai plus attentive pour l'écouter. Je ne pourrai pas changer le temps passé où nous étions seules mais je me dirai que je peux rendre le temps présent plus sain.

C'est sûr, ce soir, quand je serai fatiguée, je regarderai Crapouillot et j'aurai peut-être envie de lui faire une tête au carré. Ou de lui tirer les oreilles en pointe. J'essaierai de prendre un peu de recul et de passer la main à son père. En essayant de nous énerver le moins possible. Parce que ce n'est pas souvent une bonne solution.

C'est sûr, ce soir, quand je serai fatiguée, je regarderai l'Amoureux et je me dirai que vraiment, je suis fière qu'il soit le père ou le beau-père de mes enfants (d'ailleurs, comme il dit parfois à Chouinette pour la taquiner :"Dans beau-père, il y a beau !").

Alors, je pourrai aller dans mon jardin, à la tombée de la nuit, écouter les oiseaux ou sentir mes roses. Et je pourrai me dire sereinement que globalement, ma vie, elle est quand même jolie. :-)

jeudi, juin 1 2006

Et hop, une petite blague !

L'autre jour, alors qu'on regardait le hors-série dont je parle sur le foot, Chouinette demandait très sérieusement à l'Amoureux si la France pouvait être en finale, comment on décidait quelles équipes allaient en quart de finale, etc. L'Amoureux, tout aussi sérieux, lui répondait très précisément et regardait avec elle quelles équipes avaient des chances de passer en quart dans chaque groupe...

Chouinette demande :"Et tu te rends compte, si la France est en finale ?". L'Amoureux répond : "Oui, ça serait super ! Mais ça ne va pas être facile, tu sais !". Moi : "Oui, ce qui serait vraiment ballot, c'est que la France soit en finale et que la Petite Soeur ait envie de naître ce jour-là !"

Je ne sais pas pourquoi, ils n'ont pas rigolé ! Moi, si ! :-)

samedi, mai 20 2006

Le pont indien

Je crois que je vous l'ai déjà dit : il y a une fille qui pousse en moi. On pourrait se dire que la grossesse est un moment de grâce où on se contente d'attendre l'arrivée certaine du bébé. Mais pas du tout ! On communique déjà avec ce petit être et il nous donne parfois du souci avant la naissance !

Jusqu'à il y a deux semaines, par exemple, tout allait bien ! Nous (elle et moi, vous l'aurez compris) jouions ensemble tous les jours à "je te pousse, tu me donnes un coup de pied" ou encore à "je te caresse et tu viens te blottir sous ma main"... Elle n'avait pas de souci particulier et elle se contentait de faire des pirouettes en pivotant sur sa tête...

Quelques jours avant l'échographie du 8ème mois, j'ai bien senti qu'elle ne voulait plus jouer pareil... Bizarre, me suis-je dit ! Je ne la sentais plus de la même façon... Verdict de l'échographiste : " Présentation en siège, Madame !" Comment ça, présentation en siège ? Mais elle était bien en place, exactement comme il fallait ! Et puis, c'est pas dans mes plans, ça ! Pfff... elle s'est retournée ! Crapouillot m'avait fait le coup, d'attendre le dernier moment avant de se retourner, mais finalement, il s'était bien placé... Eh bien, la petite soeur, elle, fait l'inverse ! Faut-il voir en elle une caractérielle ? Une blagueuse ? Une qui-veut-se-faire-remarquer ? Alors que tout allait bien, là voilà assise en tailleur, à pivoter sur ses genoux ! Mais quelle idée !

Inutile de vous dire que je suis obligée de sévir ! Plus questions de jouer ! D'abord, maintenant, elle est bien avancée, la Petite Soeur, avec ses jambes toutes repliées !

Ma sage-femme m'a conseillé, en attendant de voir le gynécologue obstétricien, une position qui favorise le retournement du bébé (quand il est décidé !) : le pont indien ! Si vous faites la même tête que l'Amoureux quand je lui ai parlé de cette position, je vous explique : il s'agit de passer 20 minutes par jour allongée avec un gros coussin sous les lombaires. La cambrure enlève de la place au chérubin, qui du coup, risque de remonter et de faire sa pirouette pour être plus à l'aise...

Vous voyez le tableau ? Mieux vaut en rire, je vous assure ! Passer 20 minutes par jour à faire le pont ! Remarquez l'avantage, c'est que si la Petite Soeur ne se retourne pas, je vais au moins augmenter ma masse musculaire de biceps... en raison de la tenue du livre...

Et elle, dans tout ça ? Je ne sais pas si elle apprécie l'humour... En tous cas, elle gigote dans tous les sens, pendant ce temps-là ! L'histoire ne dit pas si elle a compris le message... On verra ça !

mercredi, mai 3 2006

Tu es triste, Crapouillot ?

Le repas du soir... De la fatigue et de l'énervement dans l'air. Crapouillot bricole dans son assiette tandis que nous essayons de discuter. L'Amoureux fait sa grosse voix :"Bon maintenant, tu arrêtes !"... Surpris, Crapouillot se met à pleurer à chaudes larmes. Il est même inconsolable !

"Mais qu'est-ce-que tu as ? C'est normal que Papa te gronde ! Tu n'arrêtes pas de faire des bêtises dans ton assiette !", dis-je, excédée... Crapouillot regarde son père et entre deux larmes de crocodile sort un "Ze veux Chouinette !"

Il est des fois où les pleurs d'un enfant vous fendent le coeur...

mardi, mars 28 2006

Les cadeaux

Mon amoureux et moi avons ramené de balade trois cadeaux à la maison. Un pour Chouinette, un pour Crapouillot. "C'est pour qui, celui-là ?", demande-t-il, en désignant le troisième paquet. Chouinette rosit et répond :"C'est peut-être bien pour le bébé !"

"Ouvrez donc vos cadeaux, déjà, pour le troisième, on verra ça après !", dit l'Amoureux. Crapouillot déchire son paquet et trouve une chemisette. Chouinette prend son temps et découvre un pull. "On peut ouvrir l'autre ?", se lance-t-elle.

"Oui, oui, vous allez l'ouvrir ! Mais attention à ce que vous allez trouver... Une robe pour une fille ? Ou un pantalon pour un garçon ?"

Ils ouvrent... et Chouinette se met à sauter et à me serrer ses bras autour du cou. "Ouais !!! Une p'tite soeur !" L'Amoureux et moi sourions...

Et Crapouillot ? Pauvre petit Crapouillot ! Il est un peu dépassé par les évènements ! Et oui, pas facile de lui expliquer les secrets des échographies ! "Tu sais pourquoi c'est une petite robe, dans ce paquet ?", demande l'Amoureux... Pas de réponse de l'interlocuteur. "C'est parce que le bébé qui est dans le ventre de Maman, c'est une petite fille ! Tu vas devenir le grand frère d'une petite soeur !"

Petite moue du futur grand frère et réponse moins enthousiaste que sa grande soeur (qui continue de sautiller, les larmes aux yeux) :"Ce sera pas une fille ! Ce sera plutôt un bé-bé !"

Bon, voilà qui est dit... la vie, elle est quand même belle, parfois ! :-)

jeudi, mars 16 2006

Carnet rose !

Depuis quelques temps, j'ai un peu grossi... Ce ne sont pas les chocolats de Noël. Ni les galettes de l'Epiphanie. Ni les crêpes de ma Mi-Carême...

C'est juste que quand je vais quelque part, nous sommes deux à y aller. C'est juste que quand je me couche le soir, je ne vois plus mes pieds. C'est juste que quand je me regarde dans la glace, je suis un peu déformée...

:-)

mercredi, novembre 16 2005

C'est quand même la honte...

Tous les mercredis, ma fille est chez une assistante maternelle puisque son père en a décidé ainsi (une piqûre de rappel là !).

Hier soir, je lui demande comment s'est passée sa journée et comment se passe son trajet puisqu'elle va seule chez l'assistante maternelle. Chouinette me répond que ça se passe bien même si "je marche très vite pour y aller". Je lui demande pourquoi ça... "Ben, Maman, quand même, je n'ai pas envie que quelqu'un me voie... c'est quand même la honte d'aller chez une nourrice, à mon âge..."

Je suis bien d'accord !

dimanche, novembre 6 2005

Les liens du coeur...

Une copine a adopté deux garçons, aujourd'hui âgés de 8 et 9 ans. Un des deux est assez réactif et a un caractère bien trempé, alors que son frère est plutôt cool...

L'autre soir, elle lui demande d'aller mettre son pyjama. Refus du gamin. Elle se fâche et il lui dit : "Mais ! De toutes façons, t'es pas ma mère !" Avouez, c'est quand même une parole pas facile à entendre, non ? Même si on sait que le bonhomme veut juste provoquer sa mère. Pas la blesser...

La copine, elle aussi avec un caractère bien comme il faut :"Dis donc, qui se lève la nuit quand tu fais un cauchemar ? Qui te fait un câlin avant de dormir le soir ? Qui vient te chercher à l'école ? Qui te nourrit ? Qui t'emmène chez le médecin quand tu es malade ? Qui est responsable de toi quand tu fais une bêtise ?" Regard héberlué du gamin et silence... "Alors je ne suis peut-être pas ta mère mais toi, tu es mon fils ! File te mettre en pyjama !" Ce qu'il a fait sans demander son reste !

:-) Moi, j'aime bien les phrases comme ça. Qui replacent les choses l'air de rien, sans animosité et avec tant d'amour...

mardi, octobre 25 2005

La notion du temps

Eternelle question de Crapouillot depuis le week-end : "c'est ce soir qu'on va che'cher ma soeur ?". Non, Crapouillot, c'est bientôt...

Tu ne trouves pas que ça sent bizarre ?

Hier soir, petite séance de repassage au programme. J'adore repasser ! C'est très reposant. J'en profite pour regarder un truc à la télé et je ne réfléchis plus ! Et quel plaisir de caresser les tissus, de les plier, de les empiler...

Hier soir, donc, je commence... Au bout de cinq minutes, mon amoureux me demande : "tu ne trouves pas que ça sent bizarre ?" Un peu, si, effectivement, mais je continue, imperturbable ! Soudain, des espèces de tâches brunes viennent se coller sur les vêtements. Un liquide noir sort de la semelle du fer ! Un fer qui n'a même pas un mois !!!

J'arrête, j'attends que ça refroidisse, je nettoie le fer, rince l'intérieur... et je réalise alors que j'ai mis l'eau du pichet dans le réservoir... mais que dans le pichet, c'était bien de l'eau... avec de la grenadine !!! :-( C'est intelligent, ça !

J'ai fini par rattraper le coup, pas trop fière de ma bêtise... Il n'y a qu'à moi que ça arrive, des trucs pareils !

jeudi, octobre 20 2005

Chaud au coeur

Il y a quelques jours, j'ai assisté à l'enterrement de mon grand-oncle. Je ne le voyais qu'épisodiquement mais je voulais m'y rendre pour ma grand-mère, pour certains des cousins de ma mère et de leurs enfants. Parce que ça se fait. Parce que je pouvais.

L'église était bondée. Je suis restée derrière car Crapouillot était avec moi. Il a été sage et silencieux. Avec ses voitures et ses livres. Essayant de parler avec les gens. Observant les vitraux ("ça Maman, c'est frazile ! Faut pas le casser !"... Oui, Crapouillot... mais avant que tu ne le casses, il y a de la marge, hein !). Cherchant des yeux ma mère et ma grand-mère assises devant.

Et puis, quand on y est et qu'on ne pense à rien (je ne suis pas croyante), on écoute, on regarde. Touchée par un des textes choisis par les enfants de mon grand-oncle. Religieux, bien entendu mais pouvant trouver de l'écho chez des personnes comme moi. Emue par la voix des enfants, ces 5 grands gaillards autour de 50 ans. Transportée par le chant du saxo d'un d'entre eux. Si beau. Des images qui sont revenus de l'enfance. Et un parallèle avec la mort de mon grand-père, il y a plus de 3 ans déjà.

J'étais arrivée sereine et le temps de la messe m'a cassée... Moment de la sortie de ce grand cercueil, poussé par tous les petits-fils, paressant tout d'un coup orphelins, tout petits... désemparés. Derrière ma mère et ma grand-mère, mes tantes et mes oncles aussi. Ma famille à moi. Des larmes qui montent, besoin de me retrouver avec eux parce que ma place est là.

La sortie de la messe. D'un côté Crapouillot ravi de retrouver des têtes connues. De l'autre, moi, et les cousins à embrasser. Certains qui sourient. Certains qui pleurent. Leur parler ? Ne rien dire ? Et puis la vie reprend son cours. On se dit :"tu vas bien ?" parce que pour certains, ça fait un moment que nous ne nous sommes pas vus. Comme si on se croisait par hasard.

Le cimetière et cette longue file de gens qui attendent pour dire un dernier adieu au grand-oncle. La main chaude de Grand-Mère qui m'emmène. Le coeur gros et les yeux rougis. Tout se mélange. La peine des autres, l'émotion des gens, la mort de notre grand-père à nous, et qui est quelque oart par là, à côté.

Le jardin du grand-oncle. Terrain de jeux épisodique de l'enfance. Je pense à mes cousins à moi. On boit du café. On discute. On parle des enfants qui ne sont pas venus. On rit aussi. Echanges avec mes tantes.

Dans les enterrements, quand ils sont prévisibles (je ne parle bien sûr pas des décès de personnes jeunes, ou des morts accidentelles), s'il y a bien une chose que j'aime, c'est de sentir d'où je viens parce que même si on se voit peu dans l'année, on sent que le coeur se resserre, que le cercle est là, qu'on vient du même moule. Qu'on ne fait plus qu'un. Et ça, ça fait chaud au coeur.

jeudi, septembre 15 2005

C'est celui qui trouve l'intérêt de l'enfant qui a gagné !

Dans le courant de l'année dernière, le père de ma fille et moi-même sommes allés voir un juge pour essayer de réfléchir à la vie quotidienne de Chouinette. La demande venait de moi, mais surtout de Chouinette, qui à 7 ans, voulait rester un mercredi sur deux à la maison pour pouvoir inviter ses copines ou même rester tranquillement à la maison au lieu de courir à droite à gauche...

Le père de ma fille ayant déclaré au juge (ce qui est absolument faux) qu'il ne travaille pas et qu'il est impécunieux (mot savant pour dire qu'il ne veut pas assumer sa fille financièrement...), il a obtenu de la prendre chez lui tous les mercredis jusqu'à 18h (oui, ne cherchez pas... je n'ai jamais eu de chance avec les jusges... et je suis surtout trop naïve sur la nature humaine !). Soit.

Depuis la rentrée scolaire, Chouinette, après son activité du début d'après-midi, se rend jusqu'à 18h (pas une minute de moins... ce sont les consignes !)... chez son assistante maternelle de quand elle était un tout petit bébé, à 200 mètres de chez moi, alors que je suis en congé parental et que son petit frère la réclame à longueur de temps ! Ah, elle aura quand même le droit d'aller aux anniversaires, hein ! Faut quand même être royal !

La question est donc : où est l'intérêt de l'enfant ? Celui qui trouve aura droit à ma reconnaissance éternelle. Parce que j'ai beau retourner les choses dans tous les sens (je dois être un peu trop bête, hein...), je ne vois vraiment pas ! Et vous ?

dimanche, septembre 4 2005

Alors, c'est quoi son nom ?

C'est la question qu'on pose à Crapouillot depuis que la petite chatte est arrivée à la maison. On lui a poposé des noms... Merci à ceux qui ont fait des propositions dans les billets précédents. Spécialement à Vinz pour Gavotte... hélas, je crains que Crapouillot n'ait guère apprécié les subtilités des danses bretonnes... :-)

Chouinette a suggéré qu'on garde un nom aérien, qui puisse faire écho à Plume... Nuage, Neige...

Finalement, Crapouillot a choisi. Ce sera Feuille ! Tout simplement. ;-)

vendredi, septembre 2 2005

Le petit nouveau

C'est le jour de la rentrée.

Chouinette a repris son cartable. Juste un bisou dans la cour de récréation et pas question de l'accompagner dans sa classe ! Trop ridicule ! Elle était contente de retrouver des copines qui n'étaient plus avec elle l'an passé. Et moi, de retrouver les miennes, sur le trottoir devant l'école. Pas d'angoisse particulière, une bonne nuit de sommeil, l'année commence bien pour elle.

Mon amoureux, lui, a repris son cartable aussi. Hier, c'était la pré-rentrée et la grand'messe, celle où on rappelle les directives nouvelles, où on parle du projet d'établissement, où on inaugure les conseils d'enseignement. Celle aussi où on retrouve les collègues, où on se raconte les vacances, et surtout où on découvre son emploi du temps... Pas de mauvaise surprise à ce niveau-là pour nous. L'amoureux avait l'air content de repartir ce matin pour accueillir une nouvelle promotion d'adolescents boutonneux...

Crapouillot a repris ses quartiers d'automne avec "Môman"... et une nouvelle occupation. En effet, hier, on a voulu se faire une petite soirée de fin de vacances et on a emmené les enfants dans un restaurant de malbouffe bien connu des petits (ah, facilité, quand tu nous tiens... ). Or, sur le parking, il a trouvé un chaton blanc et noir... Après le repas, le chaton attendait et Crapouillot s'est écrié : "mon p'tit chat, mon p'tit chat", en se mettant à pleurer, tandis que son père lui disait de monter dans la voiture en me regardant d'un air peu enchanté... Et Chouinette de rajouter que comme elle a Plume, il n'y a pas de raison que Crapouillot n'ait pas un animal aussi ! La suite ? Le chaton est rempli de puces, a fait pipi sur le dossier de rentrée de l'amoureux et il ne va pas encore dans la caisse... quant à Crapouillot, il le suit partout en disant :"c'est ma chaussure, c'est mon jeu, c'est à moi..." Que du bonheur !

Bon, Plume le regarde d'un mauvais oeil et souffle dès qu'elle le voit. J'espère qu'elle va s'habituer au nouveau pensionnaire (si quelqu'un a des conseils, je suis preneuse... également pour ce qui concerne l'apprentissage de la propreté !). D'ailleurs, je crois que le chat est une chatte. Il ne reste plus qu'à lui trouver un petit nom !

jeudi, septembre 1 2005

Plume... Episode 3.

Merci à tous ceux qui ont laissé des commentaires au sujet de la petite Plume. Je vois que cela a engendré quelques échanges passionnés...

Mais non, nous n'enterrerons pas notre petite chatte ! Cela était sans doute écrit ! Après quinze jours d'absence, elle a repointé le bout de son nez lundi dernier... très maigre et en manque de câlins. On ne sait pas ce qu'il lui est arrivé... On suppose qu'elle a été bloquée quelque part ou qu'elle s'est perdue... On ignore comment elle a fait pour retrouver son chemin.

Elle est là, à dormir sur le bout du bureau. Et j'espère qu'elle restera avec nous encore un moment.

:-)

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