Les petites choses

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La vie est un arc-en-ciel

La vie est belle... la plupart du temps !

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mardi, août 23 2005

La chatte

Personne a appelé pour notre petite chatte. Personne est passé chez mes parents... De mon côté, j'évite d'en parler aux enfants... Crapouillot l'évoque un peu quand il entend le mot "chat" ("A dispa'u, P'ume !") mais pour le moment n'a pas l'air plus affecté que ça... Chouinette, elle, ne dit rien de spécial. Elle n'en parle quasiment pas...

Mais ce soir, au moment de se coucher, elle a éclaté en sanglots (et moi aussi par la même occasion !) en m'expliquant que d'habitude, quand elle descend l'escalier, elle a un peu peur de Plume et qu'elle fait bien attention de fermer sa porte parce qu'elle n'aime pas trouver la chatte dans sa chambre... mais que là, elle n'a plus besoin d'avoir peur puisque dans l'escalier il n'y a plus personne !

Elle m'a expliqué que de toutes façons, quand elle est allée mettre des papiers dans les boîtes aux lettres des gens avec mon amoureux, elle se doutait que ça ne servirait à rien... que Plume est morte sans doute maintenant, qu'elle a dû soit se faire manger par un chien, soit se noyer, soit être empoisonnée, soit être écrasée par une voiture, soit perdue... Et que c'est horrible parce qu'on ne l'a même pas enterrée dans le jardin, que des gens l'ont peut-être trouvée mais qu'ils l'ont sans doute jetée à la poubelle...

Je n'ai pas trop su trouver les mots... C'est vrai que c'est difficile pour elle d'admettre qu'on ne sait pas ce qu'il lui est arrivé. Pour nous aussi.

Chouinette a aussi fait un parallèle avec le décès de mon grand-père (petite pensée pour toi, là où tu es... et aussi pour toi, ma douce Grand-Mère), il y a trois ans : "tu te rends compte ? là, je pleure, alors que quand mon arrière-grand-père est mort, je n'ai pas pleuré alors que toi si, en plus, un chat, c'est pas comme quelqu'un de la famille !" Je lui ai dit que si, un chat c'est un peu comme quelqu'un de la famille, puisqu'on vit avec lui depuis longtemps. Même si ce n'est pas un humain, on a le droit de s'attacher et de sentir que la maison est un peu vide quand il n'est plus là... Je lui ai dit aussi qu'on peut être triste sans pleurer, que parfois, on a l'impression de pleurer à l'intérieur, mais que chacun exprime sa tristesse comme il le ressent... que ce n'est pas parce qu'on pleure que c'est mieux ou moins bien...

Elle a fini par se calmer, et par s'endormir... Je suis restée là, pendant plusieurs minutes, à la regarder. Je me suis dit qu'elle a bien fait de craquer, ma Chouinette, que c'est bien d'avoir pu en parler... Qu'il faut maintenant trouver une sorte de petit rituel pour "fermer" cette histoire... pour que cela pèse moins dans la maison. Quelqu'un aurait une idée ?

samedi, août 20 2005

Petit nuage gris sur la maison...

Ce que j'aime bien, quand je rentre chez moi après les vacances, c'est retrouver mes affaires, sentir l'odeur de ma maison, reprendre mes marques... Mais cette année, il y a un petit nuage gris au-dessus de ma tête. Ce petit nuage, c'est notre petite chatte, qui a disparu de chez mes parents, où elle passait ses vacances...

Depuis cinq jours, elle n'a plus repointé le bout de son museau. Personne ne l'a vue. On l'a appelée, on l'a cherchée, on a regardé dans le petit bois derrière la maison, on a laissé des petits papiers dans la boîte aux lettres des voisins pour savoir s'ils l'ont vue... Sans succès.

Ce qui m'ennuie le plus, c'est justement de ne pas savoir ce qui lui est arrivé. A-t-elle mangé une souris empoisonnée, été écrasée, été blessée ? A-t-elle été prise par quelqu'un ?

Je ne m'en occupais pas plus que ça, c'était plutôt mon amoureux qui la nourrissait et qui avait la faveur de ses câlins... Mais elle tournait autour de nos jambes, elle grattait aux fenêtres, s'allongeait dans l'escalier, laissait des poils sur les lits (ce qui ne manquait pas de me faire râler), on disait aux enfants de fermer leur porte de chambre en partant de la maison... Et là, rien.

Crapouillot se contente de dire qu'elle a disparu (mais je crois qu'il pense qu'elle va revenir) et Chouinette ne parle pas trop mais m'a dit à 8h ce matin que peut-être quelqu'un a enterré la petite chatte dans son jardin et que nous, on ne le saura jamais...

C'est la faute de personne (mon pauvre frère était tout embêté car il l'avait en garde...) parce qu'un chat heureux doit être libre de ses mouvements. Mais voilà, c'est comme un petit nuage gris au-dessus de nos têtes. C'est comme un vide dans notre maison.

Son nom était Plume et elle s'est envolée aussi légèrement qu'un oiseau... Mais ce soir, son absence pèse aussi lourd que les six années passées dans notre maison...

vendredi, août 5 2005

Qu'est-ce-que ça m'agace !!!

Ce matin, je suis allée chercher mes photos de vacances, paysages de La Rochelle, Crapouillot les pieds dans l'eau, les photos prises avec les uns ou les autres...

Eh bien, rien... Mon appareil n'a rien pris. Les négatifs sont vierges. Je ne sais pas si c'est un défaut de pellicule ou si c'est un dysfonctionnement. C'est ballot, surtout quand on sait qu'avant de partir, il a passé 5 semaines chez le réparateur !

;-(

mercredi, août 3 2005

Elle est là...

Pas de doute, l'atmosphère de la maison a changé. Crapouillot rigole et nous dit :"C'est heure caféééé !" Il se remet à faire des câlins... Il y a des petits caprices et des comédies... On a ressorti le jeu de 7 familles. Des petits papiers sont collés dans la maison, comme celui de sa porte :"frapper avant d'entrée, sinon, pas de cados" (j'ai laissé les fautes... elles ne sont pas de moi). Le nombre de chaussures en vrac dans le bas de l'escalier a augmenté. Je me sens moins triste. Mon amoureux est encore plus sollicité pour jouer (c'est un pro en attrapage d'enfants, chatouilleries diverses et variées, en gratouillage de côtelettes, en balades... normal, hein !). Dans la machine et dans l'évier, ça fait plus de boulot mais ça me fait plaisir (pourtant, je n'aime pas plus ça !).

Pas de doute, Chouinette est rentrée. Nous sommes au complet ! :-)

mardi, juillet 12 2005

Chouinette au soleil...

Chouinette est en vacances au bord de la mer. Elle m'a dit qu'elle fait des châteaux de sable, du bronzage, de la baignade... et des devoirs de vacances :-(

Un coup de fil comme une carte postale, le bruit du vent et des mouettes.

Crapouillot boit les paroles de sa soeur et dit "y est là" en me montrant l'écouteur puis lui envoie un bisou en soufflant dessus... Mon amoureux lui fait une blagounette, façon à lui de lui dire qu'il pense à elle.

C'est bien d'entendre sa voix, qu'elle veuille nous parler à tous les trois. Elle demande ce qu'on a fait aujourd'hui, qui nous avons vu. Que je lui fasse le compte-rendu de la vie à la maison quand elle n'est pas là. Est-ce-que quelqu'un lui a écrit ? Est-ce-que nous allons partir en vacances ?

Le prochain rendez-vous téléphonique est fixé à mercredi ou jeudi. C'est court... et c'est long à la fois. En attendant, elle est dans notre coeur et nous savons que nous sommes dans le sien.

jeudi, juillet 7 2005

Sans le fil...

Hier, pour la première fois, je n'ai pas pu téléphoner à Chouinette comme je l'avais promis. J'ai eu une boule dans la gorge toute la soirée...

vendredi, juillet 1 2005

J-1

C'est la dernière journée de ma Chouinette avec nous. Demain, elle part chez son père pendant 32 jours... ça fait plus de 4 doubles pages de mon agenda. 32 jours à occuper, à répondre à Crapouillot, qui déjà la réclame au bout d'un week-end. C'est long, quand on y pense...

J'ai l'impression d'être un coureur cycliste qui arrive devant la montagne et qui pense à tous les lacets qu'il va devoir prendre avant d'arriver au sommet. C'est vrai, je ne suis pas seule. Mais je crois que mon amoureux appréhende aussi. Qui va venir l'embêter, le chatouiller, pendant un mois ? A qui va-t-il dire d'arrêter de "chouiner" ? Et puis, aux vacances de Pâques, au bout de 3-4 jours, Crapouillot, dès que le téléphone sonnait, disait : " c'est 'a soeur !"... là, ça va être 8 fois plus long !

La famille recomposée, c'est pas drôle quand elle est décomposée. Même si on est tous dans le coeur des autres.

mardi, juin 28 2005

Hippopotame sous nénuphar ou baleine sous caillou ?

C'est une fille un peu étrange. Une voyageuse, une globe-trotteuse : un pied en Europe, un autre en Océanie...

C'est une fille qui ne sait pas toujours ce qu'elle veut. Elle n'aimait pas les maths mais a passé un bac C. Elle voulait faire médecine et a fait du droit. Elle s'est posé tous les ans la question d'une nouvelle orientation. Et finalement a essayé le droit à Nantes, à Toulouse, en Espagne, à Paris, en Angleterre... avant de faire ses premiers pas professionnels à Manille... Une auberge espagnole à elle seule !

C'est une gentille emmerdeuse. Imprévisible. Changeante. Qui donne des nouvelles au compte-gouttes mais qui finit toujours par revenir aux sources.

Eh bien cette fille a un secret. Elle l'a dit à C. qui m' a demandé si j'étais au courant. Comme je ne l'étais pas, j'ai posé la question à Magali qui m'a répondu : "Quoi ? Y a baleine sous caillou et elle ne prévient pas les copines ???" Dans notre groupe de copains de lycée, les nouvelles peuvent aller vite ! :-)

Mais la fille, elle m'a appelé hier soir... Oui, oui ! Et je le connaîs ce secret ! Bon, c'est un homme, hein... et même que je le connaîs ! :-)

Alors, qui trouvera son identité ? Magali, C. ? A vous de jouer ! (et j'ai même son autorisation pour vous faire languir ! :-) )

vendredi, juin 24 2005

Au bout du fil...

J'aime entendre ma soeur au bout du fil. J'adore sa voix très douce. Ou qui s'emballe quand elle est énervée. Je me sens bien quand elle rit. Je trouve ça chouette de la voir en même temps avec la webcam. Comme l'image est décalée par rapport au son, j'essaie de deviner la tête qu'elle va faire en fonction de ce qu'on se raconte. Elle arrive à savoir si je suis fatiguée ou si j'ai le moral dans les chaussettes. On se raconte des petites histoires de la vie quotidienne ou on parle de choses plus graves. C'est selon. Je sais qu'elle ne me juge pas et qu'elle m'écoute avant de se faire une idée. Et quand elle me donne son avis, j'ai envie d'en tenir compte, même si je ne lui avoue pas toujours.

J'ai été longtemps jalouse de cette petite perturbatrice de tranquilité : elle était aussi blonde que moi j'étais brune, souriait quand je boudais (même sur les photos !), avait toujours de plus beaux cadeaux que moi (ce qui était faux, bien sûr... je me souviens d'un tableau Velleda qu'elle avait reçu, alors que je n'avais qu'un vulgaire tableau pour craies !)... Et puis elle était gentille, ce qui m'énervait profondément : un jour, j'ai fait une grosse crise de jalousie parce qu'elle a offert à notre père MON livre des "Trois Petits Cochons" pour son anniversaire... mais en fait, c'est surtout parce que moi, je n'y avais pas pensé !

Les bons côtés ne manquaient pas et nous ne faisions pas que nous disputer. Quand je jouais à la maîtresse, elle était l'élève modèle. Quand on est une commandeuse, c'est bien de trouver quelqu'un à commander ! Et nous avons quand même passé des heures entières à construire des villes Playmobil, à jouer à la poupée...

L'adolescence a mis un fossé entre nous et comme je ne suis pas partie tard de la maison familiale, il y a un blanc dans ma tête. Mais c'était peut-être nécessaire.

A l'âge adulte, je la découvre autre... J'ai l'impression de la connaître depuis toujours et j'ai quand même toujours quelque chose à découvrir. J'aime la voir avec mes enfants (je souhaite à tous les vôtres une "Tata" aussi chouette !). J'aime dire qu'avec sa première paie, elle m'a offert un radio-cassette-CD tout neuf parce que j'étais seule avec ma fille et que je n'en avais pas. J'aime ses petites histoires. J'aime son amoureux. J'aime qu'elle ait réussi pas mal de choses que j'ai raté. J'aime l'entendre. J'aime la voir.

On peut se parler. On peut rien dire (euh... ça n'arrive pas très souvent). Je me sens bien. Je ne me pose pas de questions. Je suis moi-même.

Je suis fière d'avoir une soeur comme ma soeur.

Soeurette, je t'aime et tu me manques ! ;-)

mardi, juin 21 2005

Les chansons de mon amoureux

Voilà qui amusera sans doute le Mammouth...

Hier soir, alors que je m'acquittais de quelques tâches ménagères, mon amoureux s'occupait en poussant les enfants sur leur balançoire respective. Les rires fusaient et les cris de Chouinette aussi.

A un moment, mon oreille a été attirée par un chant répétitif... je viens discrètement à la fenêtre et je découvre mon amoureux chanter : "Tous ensemble, tous ensemble" et mes deux petits monstres répondrent : "Eh, eh !"... comme ça pendant un certain temps.

Je sors dans le jardin et je lui dis en rigolant (parce que j'ai bien vu qu'il chantait ça machinalement) : "demain, si tu ne sais pas quoi leur apprendre, il y a aussi : première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des enfants d'immigrés !"

:-) Il n'y a pas d'âge pour apprendre les slogans contestataires !

mardi, juin 14 2005

C'est trop chou !

Samedi soir, nous avons organisé chez Fr. un petit repas de fin d'année avec les copines du mardi. Notre club des cinq à nous... moins la Godiche et sa p'tite famille. Pas là. Pas pu.

A l'apéro, S. nous sort des petits paquets et nous les donne de la part de son cher et tendre époux, en nous précisant qu'elle en a aussi donné un à la Godiche avec la consigne de ne pas l'ouvrir avant le soir... On ouvre, nous, les trois autres, un peu surprises... et découvrons des bagues... Oui, vous avez bien lu : des bagues !

Une petite explication s'impose. Le mari de S. lui en avait fabriqué une, avec de jolies boutons nacrés, collés ensemble. Une magnifique bague unique... N. et moi l'avions sollicité en lui disant que quand même, il pourrait aller nous acheter le matériel pour nous en faire aussi, entre midi et deux, au lieu d'aller faire du jogging ou je-ne-sais-quoi encore, puisqu'il travaille "à la grande ville", que si ça ne servait même pas aux copines, etc. Les emmerdeuses de service, quoi !

Et bien, elles sont là devant nous... une orange pour N., une verte pour Fr., une bleue pour moi... et une rose pour la Godiche. En boutons nacrées. S. nous explique qu'il est allé et a fait la queue pour nous choisir les gros boutons, les petites perles qui vont dessus et qu'il est même allé de l'autre côté de "la grande ville" pour aller chercher les anneaux ! Et c'est S. qui a tout collé...

C'est pas trop chou, ça ?

:-)

mercredi, juin 8 2005

Le mardi, c'est permis !

Hier, mardi, jour de marche avec les copines de l'école... Le programme était compromis pour moi en raison de ma Chouinette-main-blessée à la maison pour cause de pansement à refaire... et parce que son institutrice trouvait délicat qu'elle reste à l'école sans pouvoir écrire.

Le matin, Fr. me téléphone : "oh si, tu viens, tu n'as qu'à l'emmener ! Sa main ne l'empêche pas de marcher ! Allez, viens... je te rappelle ce midi !". Il faut que je vous dise que Fr. a un grand pouvoir de persuasion et que comme elle est gentille, il est presque impossible de lui résister ! A ce moment-là, j'étais plutôt partie pour rester chez moi avec Chouinette et Crapouillot, au calme, bricolage pour l'une et sieste pour l'autre...

Et puis, comme je mène une vie trépidente et pleine de rebondissements :-) , mon programme a changé. D'abord, Chouinette a décrété qu'elle voulait aller à l'école l'après-midi (allez comprendre... parfois elle pleurniche le midi pour rester faire la sieste comme son frère ou en s'inventant une maladie, et là qu'elle a la possibilité de rester, elle aller rejoindre ses copines !!! ). Ensuite, mon amoureux, qui ne devait rentrer du boulot qu'en fin d'après-midi, a pu se libérer dès le midi ! "Va donc te balader avec tes copines, m'a-t-il dit, ça va te faire du bien, je vais garder Crapouillot avec moi!"... Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde !

J'arrive donc au rendez-vous à l'heure prévue. La godiche et S. sont déjà là. Fr. arrive juste après... et nous voilà parties, équipe de filles dans une voiture... Autant dire que les muscles de la bouche ont commencé à fonctionner dès le trajet. "Blablabla, et patati, et patata, et tu ne sais pas la dernière ?" Un peu cliché, mais on adore ça !

Fr. nous emmène à un petit étang dans une commune pas très loin de chez nous. Nous nous garons devant une belle maison en pierre, volets bleus et truffée de coquelicots. Un petit vent frais nous entoure délicieusement. Un calme olympien et un ciel bleu à n'en plus finir ! Devant nous, un étang tout calme et presque personne autour ! Même pas de pêcheurs, ou alors un ou deux!

:-)

Nous marchons, rigolons... Nous parlons même de blogs ! La godiche me chante comme promis des titres des Avions ("la nuit est belle, elle est sauva-a-ge, la nuit est chaude, etc"... merci, d'ailleurs, depuis, parce que j'ai l'air dans la tête !) sous l'oeil dubitatif de Fr. et S. ! Bref, ça cause, ça rigole... Y a de la joie !

Soudain, Fr. se met en arrêt et nous dit avec un sourire amusé ! "Tiens, et si on mettait nos pieds dans l'eau ?"... La godiche et S. protestent vivement tandis que Fr. s'avance dans l'eau claire... "Oh les filles, allez, c'est trop bon !"... Bon, d'accord, je m'aventure aussi ! Baskets à la main, je suis Fr. et je constate que l'eau est bonne... mais bon, il y a un peu de vase ! Trop tard, jy suis ! La vase nous passe entre les doigts de pied... J'espère juste qu'il n'y a pas de bestiole dessous ! Fr. s'extasie toujours ! Pendant ce temps, La godiche s'émerveille davant des feuilles de menthe sauvage et explique à S. comment elle va se faire un thé !

Nous continuons donc ainsi, l'équipe terrestre d'un côté, et nous, l'équipe marine... eh, mais vous allez vite les filles ! Les voilà en face de nous, après un petit virage. Quant à nous, nous rencontrons de plus en plus de cailloux et la berge se rétrécit... Je capitule ! Je sors de l'eau. Fr. entreprend de traverser le petit bras d'étang qui nous sépare... Elle retrousse donc son pantalon jusqu'aux genous... Un pas, deux pas... Mais ça glisse ! Evidemment, en face, S. et La godiche n'en peuvent plus de rigoler en imaginant, j'en suis sûre, le pire !!! Fr. persiste... trois pas ! Aaaahhhh ! Et finit pas rebrousser chemin. Trop risqué !

Ce qui est bien quand on enlève ses chaussures pour mettre ses pieds dans l'eau, c'est ce bien-être qu'on ressent au contact des éléments. Ce qui est moins bien quand on doit remettre ses chaussures, c'est qu'il faut remettre ses chaussettes avec les pieds mouillés (que dis-je ? Boueux!)... La godiche ne veut même pas nous prêter son pull ! Sympa ! Vraiment !

L'équipe marine rejoint l'équipe terrestre en se frayant un chemin entre les herbes folles et nous reprenons toutes les quatre notre route... Ce qui suit est nettement plus disjoncté, j'en conviens, mais il faut bien rappeler le contexte : un étang presque désert, la fatigue de fin d'année, le plaisir d'être ensemble, déjà une heure de rigolade, le soleil qui nous a peut-être un peu trop tapé sur la tête...

"Oh, ouais, des jeux !" dit l'une d'entre nous ! "Moi, j'adore les balançoires", dit La godiche... et en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, la voilà avec Fr. hissées toutes les deux sur une grosse balançoire en bois à faire un concours de tape-cul !!! Si, si, je vous jure ! S. et moi rigolons autant qu'elles... Changement d'équipe, nous partageons quelques belles crêpes, La godiche et moi, tandis que Fr. essaie le toboggan et que S. essaie l'autre balançoire... Le tout, avec de grands rires, des cris de joie et peut-être un petit grain quand même...

Allez savoir pourquoi, c'est ce moment que choisissent deux cyclistes pour passer devant nous alors que nous n'avons rencontré personne avant... Nous stoppons notre brouhaha... "Bonjour M'ssieur Dame", disons-nous ensemble avec notre plus beau sourire et un mouvement de la tête... Nous sommes quand même bien polies !

A peine ont-ils dépassé le virage que nous rigolons de plus belle !!! Je vous passe la suite, S. à la corde, La godiche au sommet de la cage à poules ("Je suis le roi du mononononde !!!!!"... Véridique !), Fr. à la balançoire et moi, à faire un mémorable cochon pendu...

Il est déjà l'heure de retourner vers la voiture... et au point de départ, à l'école de nos enfants... Et à cinq heures, nous sommes les mamans les plus sages du monde !

Alors, elle est pas belle, la vie ?

Pour N. qui aurait sans doute aimé être de la partie !

vendredi, juin 3 2005

Les malheurs de Chouinette

Ou comment hier soir, Chouinette a fermé la portière de la voiture sur ses doigts...

J'étais déjà dans la maison et honnêtement, j'ai cru qu'elle hurlait parce qu'il était arrivé quelque chose à Crapouillot... J'ai quand même couru pour voir... Je l'ai trouvée se tenant les doigts, avec ses grosses larmes et ses cris terrifiants ! Je précise que j'ai une fille assez douillette... je commence donc d'abord par analyser la situation avant de m'inquiéter.

Je lui fais mettre les doigts sous l'eau froide pendant un certain temps et je calme Crapouillot qui commence à pleurer lui aussi (il faut bien reconnaître que les larmes de Chouinette sont impressionnantes !)... Je regarde le doigt, assez gonflé et bleu et je me dis que ce n'est pas du cinéma. D'autant plus qu'elle me dit qu'elle a été obligée d'ouvrir la porte avec son autre main... donc la porte s'est bien fermée... elle n'a pas juste claqué sur ses doigts ! Aïe, aïe, aïe !!!

J'interroge mon amoureux du regard... il lui remet les doigts sous l'eau... en disant qu'il faudrait peut-être lui faire passer une radio... Pleurs amplifiés de Chouinette qui hurle que ça pique, que ça brûle, qu'elle ne pourra pas aller à l'école demain, qu'elle ne peut plus plier son doigt, qu'elle aurait dû écouter Maman parce que Maman lui a dit 1000 fois de faire attention aux portes, qu'elle ne pourra pas écrire, que non, elle ne veut pas mettre de pommade, que non, elle ne veut pas aller à l'hôpital, que si finalement, elle veut bien mettre la pommade mais alors, sans toucher son doigt... Vous voyez le genre ?

Chouinette part donc avec mon amoureux aux urgences... C'est lui qui est désigné d'office par moi, comme à chaque fois... Il faut dire que quand j'emmène mes enfants faire faire une prise de sang ou un vaccin, je pleure aussi, alors, vous voyez le tableau, un peu ? Bah oui, je n'y peux rien, je retiens mes larmes mais elles sont là, dans ma gorge et je suis comme une nouille à être tellement mal que je ne suis d'aucune aide pour le personnel soignant ! Je prends plutôt la suite, pour faire un petit câlin...

Je reste avec mon Crapouillot un peu inquiet... Je le fais manger, je le couche... Coup de fil de mon amoureux et de ma grande blessée. Elle n'a presque rien, mais quand même une bonne entorse du doigt qui mérite une immobilisation d'une semaine. Ils font le pansement et ils arrivent... Deux heures après être partis, il est temps...

10 minutes, 20 minutes, 30 minutes... Toujours rien ! 40 minutes, toujours pas là ! Au bout d'une heure passée, ils sont là, mon homme et "la pistolera", toute souriante... mais quand même avec ses petits yeux rouges ! Pourquoi la pistolera ? Parce que le pansement tel qu'il a été posé fait ressembler sa main à un pistolet... et comme ils ont une imagination débordante !!!

Pourquoi sont-ils rentrés si tard, me direz-vous ? Tout simplement pour une histoire de fous... Alors qu'ils attendaient dans la salle d'attente qu'une infirmière fasse le pansement, une famille de gens du voyage est arrivée avec une petite fille dans les bras du papa, assez mal (40° C depuis la veille)... Je dis "gens du voyage" sans aucun racisme... mais vous allez comprendre pourquoi. Le père parle fort et demande que sa fille soit vue par un médecin... jusqu'à ce qu'il voit le médecin de garde, d'origine maghrébine. Là, apparemment (je dis apparemment car je n'ai pas assisté à la scène, mais mon amoureux n'est pas du genre à en rajouter trois tonnes et Chouinette a dit la même chose...), il prend un ton agressif et dédaigneux et dit qu'"il ne veut pas que cet arabe, ce chameau touche sa fille"... Aïe. La responsable de l'accueil intervient et explique à ce messieur que le seul médecin de garde présent est celui qui est devant lui (c'est un petit hôpital de province...) et que par conséquent, il n'a pas le choix... Mais il part avec sa fille sous le bras chercher un autre médecin dans les étages de l'hôpital et à l'accueil, ils appelent les gendarmes pour le faire sortir... ce qui prend un certain temps !

Plusieurs aspects sont tristes dans cette histoire, ne trouvez-vous pas ? - D'abord, c'est une scène de racisme ordinaire... et ça, c'est toujours triste. - Le personnel soignant a appelé les gendarmes, ce qui peut paraître excessif, mais s'ils ont des histoires pareilles tous les soirs, je peux comprendre... - Si le père avait trouvé le chef du service pédiatrie, il aurait eu en face de lui une autre personne issue de l'immigration... - La petite fille n'a pas été examinée puisque ses parents ont choisi d'attendre aujourd'hui pour qu'elle soit vue par un médecin "français"... j'espère que la nuit n'a pas aggravé son cas !

Cela me rappelle la fois où j'avais entendu aux informations que certains hommes originaires du Maghreb voulaient que leur femme soit uniquement suivie par un gynécologue femme, et que cela posait de gros soucis au moment de l'accouchement où des gynécologues hommes étaient présents...

Chouinette est un peu perturbée par tout ça. Elle nous a dit : "Bah moi, je trouve que arabe ou pas arabe, il est d'abord médecin, le monsieur. Et moi, je trouve qu'il s'est drôlement bien occupé de moi !"... Ce qui me soulage quand même... On n'aurait pas pu mieux lui dire en conclusion !

Chouette soirée, non ?

jeudi, juin 2 2005

Le coucher

Je ne peux pas m'endormir sans être allée voir mes enfants. C'est plus fort que moi ! Il faut que je regarde s'ils respirent bien. Il faut que je reborde leur lit. Il faut que je ramasse le doudou tombé par terre. Il faut que j'éteigne la petite lumière. Toujours les mêmes gestes...

Je monte l'escalier en bois en essayant de me faire la plus légère possible (pas facile... mais j'ai dit "en essayant" !). Je déloge le chat du couloir pour qu'il ne rentre pas dans les chambres.

J'ouvre la porte de Crapouillot en soulevant légèrement la poignée pour pas qu'elle grince. J'avance sur la pointe des pieds jusqu'à son lit. Je le ramène vers le milieu parce qu'il a toujours la tête dans les barreaux. Je remets sa tétine près de sa tête. Je remets ses doudous près de lui. Je l'embrasse sur le front. Je penche vers son oreille et je murmure :"je t'aime" (vous savez ? comme dans les téléfilms américains !). Puis je recule vers la porte. J'éteins sa petite lumière. Je sors de la chambre. Je referme la porte.

J'ouvre la porte de Chouinette. Je m'approche. Je remets le drap sur elle (elle a toujours un bras ou une jambe qui dépasse du lit). J'embrasse sa main. Je lui dis : "fais de beaux rêves". J'éteins sa lumière. Je ressors.

Quand elle est chez son père, je viens quand même. La lumière n'est pas allumée mais je suis dans la pénombre. Je touche son lit et je repars. Je sais qu'elle n'est pas là. Je pense à elle. Je ne peux pas aller me coucher sans ça. Parfois je suis triste. Parfois je ne le suis pas.

Je redescends l'escalier. Je suis tranquille et détendue. Je peux aller me coucher...

:-)

mardi, mai 24 2005

Je déteste mon dentiste...

Journée mal commencée... Je suis allée chez le dentiste pour une petite visite de routine et il m'a trouvé une carie peu étendue mais très profonde... Anesthésie locale, roulette (j'en ai encore des frissons dans le dos !!!), pansement... J'ai eu vraiment mal puisqu'il m'a mis le nerf à vif. Depuis, je souris à droite seulement (ça m'énerve) et j'ai un mal de crâne épouvantable !!!

Le pire c'est que je retourne le voir bientôt... je crois qu'il veut m'arracher la dent... J'en pleurerais presque ! Une dent en moins... à moi qui vient de découvrir que j'ai des cheveux blancs !!! Bah oui, il y a des jours comme ça, où il ne faut pas grand'chose pour vous mettre le moral à zéro.

:-(

mercredi, mai 18 2005

Vivement le week-end !

Il y a des jours avec et des jours sans... Je suis sûre que celui qui arrive rentrera dans la deuxième catégorie... A moins que la nuit n'y change quelque chose !

Il est des jours où je préfèrerais rester enfouie sous ma couette... Pourquoi nous dit-elle cela, me ferez-vous remarquer. Pourquoi ? Oui, pourquoi ?

Parce que je partage des choses avec vous et même des choses moins drôles (il faut que je remplisse ma rubrique, aussi !).

D'abord, vous n'aviez qu'à pas venir me voir aujourd'hui ! Mais pour me faire pardonner, je vous mets trois nouveaux liens ! Voilà qui vous occupera en attendant que ce blog retrouve sa forme !

:-(

mardi, mai 17 2005

Ils arrivent, comme la trentaine !

Oh stupeur ! Je constate depuis quelques temps l'apparition récurrente de cheveux blancs. Il faut dire le mot... ils ne sont pas plus clairs que les autres... Non ! Ils sont blancs comme neige, blancs comme de la farine, blancs comme le plumage d'un cygne...

:-(

J'avais déjà remarqué cela et tenté une élimination progressive au fur et à mesure... mais là, ils n'arrivent plus pas un ou deux, ils s'agglutinent au-dessus de ma tête par troupeau de 5 ou 6 !

J'ai des questionnements existentiels, voyez-vous... Dois-je continuer à les enlever (ma pince à épiler toujours prête à agir) ? Dois-je les laisser en espérant qu'ils ne viennent pas trop vite (et si possible pas en une seule touffe au-dessus du crâne) ? Dois-je me dire que poivre et sel, ça peut être sexy (euh... je ne suis pas sûre ! C'est une supposition!) ? Dois-je commencer à regarder les teintures disponibles en grande surface (parce que je le vaux bien !) ?

Après les rides plus prononcées, la trentaine s'annonce, puisque maintenant les cheveux s'y mettent ! Signe de vieillesse ou de sagesse ?

Je vous l'accorde, il y a des choses beaucoup plus graves que ça dans la vie ! Des cheveux blancs l'année des trente ans... Voilà qui me fait rentrer physiquement dans l'âge adulte (oui, j'y étais quand même déjà un peu...)... avec une question qui me turlupine de plus belle : qu'est-ce-que je vais faire comme métier quand je serai grande ? Et là, c'est une autre histoire : il faut juste que je le sache avant Chouinette... j'ai encore quelques années devant moi !

:-)

mercredi, mai 11 2005

A mardi, 14 heures... s'il fait beau !

Tous les mardis, avec les copines de l'école, on laisse nos enfants en classe et on part sur les chemins. Nous sommes un groupe de cinq, pas souvent toutes là, mais un groupe de cinq quand même.

Attention, on ne se balade pas ! Non, non, on met des baskets, des joggings, et on marche d'un pas décidé pour se muscler les fesses. L'objectif est clairement défini : faire du sport ! Nous ne fréquentons pas de salle de musculation, nous sommes fâchées avec les séances d'abdominaux solitaires... mais nous tenons à nous bouger pour ne pas être complètement flasques !!! Bref, nous nous donnons l'air de sportives, des vraies !

Sans le bandeau sur le front, quand même... Il ne faut pas exagérer ! :-)

Nous partons donc sur les chemins proches de l'école, profitant tant qu'à faire du soleil quand il est là... De l'air, un peu de vent, de chaleur, le décor est posé ! Et nous marchons, nous marchons, nous marchons... pendant parfois trois heures (euh, cette année, nous avons un peu diminué la durée, hein ? C'est pas sérieux, ça, les filles !).

Nous sommes donc cinq filles... et un garçon. Le garçon, c'est Crapouillot, qui passe son temps dans sa poussette de compétition à dormir comme un ange, ou à regarder le paysage. Quand il n'a pas des exigences... "main", dit-il alors à mes copines... Nous marchons dans ce cas moi, en poussant et Môssieur, dans sa poussette, avec une femme de chaque côté ! Beaucoup d'hommes l'envieraient ! Non ? Il commence bien dans la vie, voilà tout !

Pour être honnête avec vous, je dois vous dire que la marche était bien l'objectif premier de ce rendez-vous du mardi. Mais il n'est pas le seul... Nous sommes donc cinq, toutes mamans et toutes mariées ou comme ci... Inutile de vous dire que nous trouvons matière à discussions ! Et que nous nous musclons la bouche et la langue aussi !

En pleine nature, nous sommes seules, et donc libres de parler de ce qu'on veut, en parlant fort, en riant à pleines dents... C'est vraiment le pied ! Imaginez : nous abordons tous les thèmes qui nous préoccupent, comme ça, l'air de rien, sans prendre de gants : nos hommes (c'est vraiment rassurant de voir qu'ils ont tous les mêmes manies et qu'ils n'ont pas les gênes des tâches domestiques - sauf le tien, N., puisqu'il fait rêver toutes les femmes de l'école... Eh, c'est pas trop dur de vivre avec l'"homme idéal" ?), nos enfants (c'est aussi rassurant de voir qu'ils ont tous des problèmes de sommeil alors qu'on croyait être la seule à galérer avec les insomnies des uns, l'énurésie des autres, les gros mots, les bêtises, etc.), la contraception (mention spéciale pour toi, S., pour ton inoubliable cours sur le stérilet !!!), l'école, les vacances, les problèmes de peau, de cheveux, le boulot... Un vrai défouloir pour rire, rire et rire encore (mais on est en pleine campagne, alors, on a le droit de s'égosiller, non ?)... parfois on tente aussi des sujets plus graves, les élections prochaines, la maladie, des choses comme ça... Mais allez savoir pourquoi ? Cela ne prend pas ce jour-là... Alors qu'à deux, oui !

Et puis parfois, une de nous a le cafard. Quand c'est comme ça, on peut soit parler de ce qui ne va pas, soit ne rien dire. Mais si on parle, on se sent écoutée, et on en trouve toujours une pour nous remonter le moral, et même pour transformer le problème en rigolade...

Tout ça pour dire que quand on me demande de me libérer le mardi, dans la mesure du possible, je dis : NON ! C'est ma bouffée d'oxygène ! Et vous n'allez pas me croire, mais le mercredi, j'ai même des courbatures !!!

C'est quand même bien, la vie de maman en congé parental !!! :-)

dimanche, mai 8 2005

Les collections de mon amoureux

Chez nous, il y a un garage. Le garage, c'est le domaine de mon amoureux.

Je ne rentre pas dans le garage. Sauf pour aller voir MA machine à laver. Je dis MA machine à laver parce que mon amoureux n'y touche pas. Et je ne veux pas qu'il y touche. Le linge, c'est mon domaine. Sauf pour aller au réfrigérateur. Sauf pour aller au congélateur. Quand je veux quelque chose qui est dans le garage, je demande à mon amoureux d'aller le chercher. C'est comme ça, c'est notre truc à nous.

Le garage, c'est aussi le domaine de notre créature à quatre pattes. Elle adore le garage de mon amoureux. Elle y trouve des tas de cachettes et de perchoirs. Le garage, c'est un peu son monde à elle. C'est son hâvre de paix, sa caverne d'Ali Baba.

Enfin, j'aurais dû dire "c'était notre garage"... Il y a quelques temps, nous avons entrepris un rangement général de notre maison, garage compris (eh, ceux qui nous connaissent, on arrête de rire !!!). Pour nous motiver, ma mère, rebaptisée Tornado pour l'occasion, est venue en renfort (eh, ceux qui nous connaissent, on rigole moins, hein ?).

Tornado, c'est ma mère. Et ce surnom, c'est ma soeur qui l'a trouvé. Tornado, ça lui va bien, à ma mère, quand il s'agit de ranger. Tornado ne plaisante pas avec le rangement ! C'est la reine du tri, du classement, le tout à un train d'enfer ! Quand par bonheur, on fait une pause café, Tornado discute déjà de ce qu'on va épousseter après... Tornado ne commande pas, mais elle vous dit : "on mange à l'heure que tu veux mais si c'est pas dans l'heure qui suit, je vais me sentir malade !". Le tout avec un petit sourire... un ouragan !

Quand Tornado est venue, donc, elle a rangé et trié la chambre des deux enfants. Elle a aussi eu le temps de s'occuper d'eux, de les emmener en balade, de leur lire des histoires... J'ai rangé les autres pièces et mon amoureux s'est occupé du garage. Au bout de trois jours, tout était méconnaissable ! Et nous, nous étions contents... mais crevés (merci pour ton aide, Tornado !!!).

:-)

Depuis, on contemple le nouveau garage de mon amoureux. Il a jeté tout un tas de choses, changé les meubles de place... on dirait une remise ! Crapouillot est ravi parce que maintenant, il peut y aller tout seul ! Il passe des minutes entières à éclairer les choses avec la lampe de poche et à regarder la machine à laver tourner. Chouinette est ravie parce qu'elle a retrouvé tout un tas de jouets que non, elle ne veut pas jeter parce qu'elle va encore jouer avec ! Moi ? Je ne suis pas si ravie... parce que maintenant, je ne peux plus demander à mon amoureux d'aller me chercher des choses. Il me dit où elles sont et je les trouve !!!

Mon amoureux a rangé le garage. Maintenant, il est dans la phase "tri". C'est-à-dire qu'il revient tous les soirs avec des choses dans le salon. Des choses qu'il trie et qu'il range ensuite... avec amour, pour garder son garage rangé.

Hier soir, mon amoureux est revenu avec des boîtes entières remplies de vis ! Il s'est assis et a commencé à les trier. Les grandes dans cette boîte, les petites dans celle-là. Là, les vis de voiture. Là, les vis de bricolage. Chaque vis est retournée, scrutée... certaines, hélas, trop vieilles, tordues ou rouillées ne passent pas la sélection et finissent dans la boîte "déchetterie"... J'ai même aidé mon amoureux en écrivant sur les boîtes.

Je vois les boîtes. Elles sont circulaires, transparentes, les vis se mélangent, dans tous les sens. Les vis, les vis, des tas de vis... Mon amoureux commence à piquer de l'oeil mais persiste.

Là, je me sens prise d'un élan amoureux et admiratif et je lui dis : "Tu sais pourquoi je t'aime ?" Lui : "Non !" Moi: "Eh bien, parce que je suis la seule femme sur terre à avoir un amoureux qui fait une collection de vis !!!"

:-)

samedi, mai 7 2005

Le pique-nique de la famille Pas-de-bol

Vendredi non travaillé... Nous faisons partie des familles chanceuses pouvant bénéficier du seul pont du mois de mai. Vendredi tranquille. Vendredi calme. Rien de prévu à l'horizon... Le temps est variable mais il ne doit pas pleuvoir. Nous décidons d'organiser un petit pique-nique... Deux-trois courses plus tard, nous partons, bien décidés à passer un moment agréable en famille.

:-)

Nous voilà près d'un petit étang à une vingtaine de kilomètres de chez nous. Sur le parking, bizarrement, nous sommes le seul véhicule. Il est vrai qu'il est l'heure du repas... Mais nous ne sommes pas les seuls à faire le pont ! En général, le lieu, aménagé avec des tables de pique-nique, une plage, des jeux pour les enfants est assez fréquenté !

Première constation, un petit vent gelé vient nous caresser les épaules... Heureusement, les enfants ont un habit de pluie en plus de leur pull. Nous, les grands, sommes légèrement vêtus... mais nous n'allons pas rebrousser chemin ! Allez, un peu plus loin, il y aura sans doute moins de vent ! Soyons courageux ! Trois tables de pique-nique plus loin, nous devons nous rendre à l'évidence : nous allons manger dans un réfrigérateur géant.

Deuxième constatation, nous retournons en enfance : les bancs sont si hauts que nos pieds ne touchent pas terre. En tous cas, voilà qui fait rire Chouinette ! Et à défaut, le rire, ça réchauffe ! Crapouillot, lui, on ne sait pas s'il rigole... Les tables sont hautes également et seule sa casquette dépasse !

Troisième constatation, les panneaux à l'entrée de l'étang ne sont sans doute pas assez grands : une moto rouge vient s'échouer à quelques dizaines de mètres de nous alors que seuls les vélos peuvent entrer dans l'enceinte du lieu... Crapouillot est ravi et passe la moitié du repas à nous dire "oh, moto !". Nous aussi, quand on voit le conducteur et sa passagère se prendre en photo devant le véhicule, regarder le résultat puis recommencer pendant une bonne heure... Au moins ça nous amuse !

Quatrième constatation, le temps est vraiment incertain. Nous scrutons le ciel... Avec la chance qu'on a en ce moment, nous ne sommes pas à l'abri d'une saucée !!! Il fait en plus, toujours aussi froid ! Nous persistons, près à courir au cas où...

Cinquième constatation, Chouinette se met à hurler (et ceux qui la connaissent savent ce que ça peut donner) ! C'est horrible, une chenille a atterri à trois centimètres de son sandwich ! Puis une autre, et une autre, et une autre... Nous levons les yeux et nous découvrons qu'au-dessus de nos têtes, des milliers de fils avec des chenilles se balancent au gré du vent... Nous sommes cernés ! Mon amoureux lève les épaules et les yeux et nous dit : "Vous vous rendez compte, quand même, on a évité le bord de mer pour être tranquilles et on se retrouve plus nombreux que sur la côte, nous quatre et le demi-million de chenilles !!!"...

Allez, ne soyons pas pessimistes... nous avons réussi à terminer le pique-nique sans avaler la moindre chenille et sans une seule goutte sur nos têtes. Le ciel s'est même dégagé en milieu d'après-midi ! Chouinette a trouvé une copine pour jouer et Crapouillot a pu goûter aux joies de marcher dans le sable les pieds nus (non sans dire à chaque pas "aïe" et "mal" en levant les épaules)...

Et mon amoureux et moi ? Nous nous sommes payés le luxe de nous allonger sur le sable pour bouquiner, en buvant du café et en profitant des quelques rayons que le soleil a bien voulu montrer.

Alors, elle est pas belle, la vie ?

:-)

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