Les petites choses

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Quand d'autres squattent mon blog...

... on ne sait jamais ce que ça peut donner !

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lundi, juillet 18 2005

Grand-Mère raconte... comment elle a cru casser sa machine à coudre !

Texte écrit par Grand-Mère...

Hier, me voilà prise d'une frénésie de couture : des ourlets à arrondir, des épaules à reprendre, de la poitrine à ajuster... Je sollicite l'aide de Marie-Thé, ma voisine, pour faire l'essayage et le peaufinage. Je faufile à la main, en regardant le Tour de France d'un oeil, mon aiguille de l'autre.

Il est temps de piquer. Je monte à l'étage où se trouve ma machine. Pour l'ourlet de la première robe, c'est "impec'"... Changement de fil... Et là, brusquement, je ne peux remonter mon pied de biche ! J'essaie de le remonter en poussant comme une malade : rien ne bouge !

Et bien, ça y est, j'ai cassé ma machine !!! Et me voilà broyant du noir... A mon âge, je ne vais pas en racheter une autre ! Et pourtant, comment m'en passer ? Je ferai venir le réparateur. Ensuite j'aviserai !

Ce midi, une de mes filles (Tornado, pour les intimes ! ) est venue partager mon repas. Après le café, alors que je lui contais ma mésaventure, elle me dit : "allons voir ta machine !"...

Me voilà donc assise devant mon instrument. Nous lorgnons de tous les côtés... en supputant... Tout d'un coup, prise d'une pensée subite, je relève le levier : oh ! miracle ! tout va bien ! Je suis subjuguée, en me demandant quelle manoeuvre j'ai fait la veille... ou pas fait !

Du coup, je suis plongée dans un océan d'incertitudes et de doutes... ça arrive avec l'âge ! ;-)

mercredi, juin 15 2005

Grand-Mère raconte... comment elle a vu le derrière !

Texte écrit par Grand-Mère...

N'allez pas croire que cette histoire vraie est une histoire cochonne. Que nenni !

C'est ce qui est arrivé à une grand-mère et à sa petite-fille, après une semaine de bonheur partagé. Tout a une fin... Et ce matin, la grand-mère en question a décidé de partir à l'heure du déjeuner par le car.

Après avoir passé beaucoup de temps à "glander" dans le canapé pour la grand-mère, et tourné en rond en paréo pour la petite-fille -qui a quand même trouvé le temps d'habiller Crapouillot-, nous nous rendons à l'évidence : il est temps et même grand temps de déjeuner. Ce qui est fait "rapido". Crapouillot, au moment de partir, a fait sa grosse commission... Pas question de le changer ! "Grand-Mère, file devant !"...

Me voilà donc en passe de réaliser une performance très problématique... Je prends ma vitesse la plus rapide. Me voilà partie, ventre à terre, sous des trombes d’eau. Rendue à mi-chemin, je commence à douter de mes capacités à courir un marathon. Nous persistons cependant…

Arrivés à la hauteur de la place, au moment d’attaquer le sprint final, soufflant comme un bœuf, la langue pendante, nous entendons un coup de corne qui laisse présager un départ imminent. Un dernier coup de collier et nous arrivons pour voir… le derrière du car !

« O rage, ô fatalité »… Il faut se rendre à l’évidence, cette compagnie part vraiment à l’heure ! Après quelques grimaces, je ne peux que constater notre impuissance face à l’horaire implacable, rançon de notre « glandouillerie » matinale…

Une fois la déception passée, il y a une contrepartie. Le marché n’a pas fermé tous ses étals. Il y a encore des cerises, un distributeur de billets, et la boulangère, avec ses trésors de pain…

C’est sous une pluie battante que nous avons regagné la maison, nous promettant de ne plus recommencer !

samedi, juin 11 2005

La Godiche raconte... son ami américain

Texte écrit par La Godiche...

Marie m'a priée de vous raconter cette jolie histoire qui vient de m'arriver et qui, je crois, va changer ma vie.

Lorsque j'avais 9 ans (à la fin des années 70), mes parents ont accueilli durant quelques mois un jeune américain qui poursuivait ses études en France. Il s'est très bien intégré à notre famille, mes soeurs et moi l'avons adopté comme grand frère. Je vous laisse imaginer ce que représentait un américain à l'époque, c'était éblouissant. Je vous rappelle qu'il n'y avait pas le Net et que la culture américaine n'était pas aussi présente qu'aujourd'hui...Il venait de Californie, ce qui explique sûrement ma passion pour "Hotel California" !

Bref, après ce séjour chez nous, D. est parti à Paris puis en Afrique au sein du Corps de la Paix. Mes parents et lui se sont longtemps écrit, mes soeurs et moi nous lui envoyions des dessins...Nous étions très attachés à lui et je crois pouvoir dire que c'était réciproque.Un jour, nos lettres nous sont revenues, il faut dire que le contexte politique était compliqué là où il se trouvait et puis nous avons déménagé plusieurs fois, et puis mes parents ne parlent pas anglais...

Nous n'avons plus eu de ses nouvelles pendant plus de 20 ans, jusqu'à ce que... la mouche me pique ! Je me suis dit qu'avec le Net, à coeur vaillant rien d'impossible ! Et j'ai cherché, j'ai cherché...rien. Soudain, une lumière, j'ai enfin eu l'idée de contacter l'organisme français qui s'occupait de trouver des familles d'accueil aux étudiants. J'aurais pu y penser bien avant (mais godiche je suis, godiche je resterai ! ) Un mail à la secrétaire qui contacte le groupe d'anciens élèves américains et voilà, 2 jours après, je tenais une adresse postale.

J'ai mis un après-midi à écrire une lettre en français et une autre en anglais expliquant ma démarche au cas où ce ne serait pas la bonne personne.

Au bout d'une semaine, je reçois un mail de D., très ému et visiblement très heureux de renouer le contact (Il avait téléphoné à la poste de notre ancien domicile qui n'avait pas voulu lui donner notre nouvelle adressse pour raison de confidentialité ! ). Depuis, j'ai un mail tous les matins, quel bonheur !

Le plus beau, je trouve : je suis allée chez mes parents (pas du tout au courant !) le week-end dernier et je leur ai donné à lire les 3 premiers mails. Une fois passés l'effet de surprise et les larmes d'émotion, nous avons relu les lettres et regardé les photos de D.Soudain mon père se lève, descend à la cave et revient en exhibant une bouteille de "Château Margaux 1973" empoussièrée. D. la lui avait offerte à son départ en disant qu'il la boirait ensemble dès qu'il reviendrait en France. Mon père l'a souvent regardée pendant toutes ces années mais ne l'a jamais débouchée.

Ce sera pour l'été 2006, D. avait prévu de venir en vacances en France chez la soeur de sa femme, il fera donc d'une pierre, deux coups !

Voilà, comme quoi les petites choses de la vie sont souvent les plus belles !