Les petites choses

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La vie en musique...

... et beaucoup de bonheur !

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mardi, août 2 2005

La Danse du Chien en concert

Voici un groupe découvert au festival Les Zendimanchés (44) en juillet, par hasard... Le nom du groupe est rigolo et on nous avait présenté La Danse du Chien comme étant du "jazz-punk-circus"... Nous avons été servis !

Ils sont cinq, énergiques, et font du bruit ! Je ne suis pas spécialiste en matière de musique mais je dirais qu'on peut séparer leurs morceaux en deux styles un peu différents : certains ont un rythme jazzy mais assez speed, les mélodies sont assez prononcées (bien entraînants... j'aime bien !), d'autres sont beaucoup plus pêchus (peut-être un peu plus dans la mouvance punk ?... j'ai un peu de mal à suivre. Mais je ne suis pas habituée ! Devant, les "djeunes" avaient l'air d'apprécier !)...

Pour l'ambiance, ce qui est sûr, c'est qu'ils remplissent la scène de vie ! Il y en a qui crient, qui rient... Ce qui est certain, c'est que le groupe aime la scène, à en croire les déplacements entre musiciens, les regards, le jeu, le mouvement. On aime ou on aime pas, mais on ne s'ennuie pas !

En fermant les yeux cinq minutes, je m'imagine quelque part dans un bar un peu enfumé de Chicago... Il fait sombre, ça sent la fumée de cigarettes... On est dans une zone de clair obscur... Vous voyez ?

Le mieux, c'est d'aller faire un tour sur leur site (cliquez là !)... Vous pourrez y écouter quatre morceaux qui résument bien ce que j'ai écrit plus haut. Et si vous avez un peu plus de temps, je vous conseille de regarder la composition du groupe, assez drôle et décalée. Vous y apprendrez entre autres que Paul, quatre enfants à charge, est celui qui hurle, que le saxophoniste est célibataire, que Fred ne jure que par les chemises à manches courtes, que le guitariste répond parfois au doux nom de Rrrrrrrrrrrrrr et que dans le groupe, il y a une bête de scène qui s'ignore !

Vous y verrez aussi un mélange de photos explosif, entre concerts, petits déjeuners, plage et décors un peu kitsch...

Un petit bémol, ils chantent en anglais (et baragouinent en pseudo-italien... ) uniquement. C'est un peu dommage, car les paroles valent sans doute le coup.. à en croire les explications du chanteur (heureusement, il parle français ! :-) ). On retrouve des thèmes tels que la guerre en Irak, la politique de Bush... Ils ont des trucs à dire, quoi !

mardi, juillet 5 2005

Vaguement la Jungle en concert

"Nous voici nous voilà et patati et patata/Sans chichi ni blabla et patati et patata/Paradis Nirvana et patati et patata/C'est la vie n'est-il pas ? Et caeteri et caetera..."

Voilà ce qui se chante quand Vaguement la Jungle entre en scène... la voix rocailleuse de Papé est presque monotone, mais ça dure deux minutes, car ces quatre gars-là ont de l'énergie à revendre ! Et ils le font savoir. La musique se veut inspirée de différents horizons. Je dirai qu'ils jouent du jazz manouche, de la chanson gouailleuse, qu'ils jonglent avec les mots, avec les consonnances, aimant conter une joile berceuse qui finit en drame ou se transporter à Tchernobyl. Il y a le violon enjoué de Pierrot, la passion pour Johnny de Monmon, il y a la voix enrouée de Papé et son micro-guitare, il y a les rythmes de La Youl, tantôt aux accents tziganes, tantôt plus méditerranéens...

Leur musique sent bon les bars, la fête, les ambiances populaires et il suffit de les voir en concert pour s'en rendre compte... Je suis allée les voir pour la deuxième fois ces jours-ci. Dans un petit festival famililal au cadre sympathique. Le public pas conquis d'avance mais disponible (mmm ! ça sentait bon l'été et les vacances !)... s'est laissé complètement transporté dans leur univers (malgré quelques petits problèmes techniques, en plus, gérés en direct avec un grand professionnalisme et une bonne dose d'humour !). Les jeunes dansaient au début mais ont vite été rattrapés par tout le devant du public. Car on ne peut pas écouter en croisant les bras. On a envie de taper des mains, de chanter, de sautiller ou de se déhancher... Il faut dire que sur scène, ils se démènent, s'embrassent, rigolent, jouent... ça siffle, ça chante, ça crie et le public est fortement sollicité...

Et à la fin, on en a redemandé. Ils sont revenus. Ont rejoué. Ont même invité les quatre plus jeunes du groupe Ma Valise qui se produisait avant eux. Et ont même fini au milieu du public, à jouer, comme ça, devant la scène... Pas de doute, ces quatre là ont de l'énergie et de la générosité à partager !

L'album Aïe aïe aïe, sorti en 2003 est en vente chez tous les bons disquaires. Et vous pouvez les retrouver sur leur site, il suffit de cliquer là !

Si vous les croisez sur votre route, cet été ou après, n'hésitez pas à vous laisser séduire par cette équipée... par exemple, le 12 juillet aux Francofolies de La Rochelle (17) mais aussi dans de nombreux autres endroits (regardez leurs dates de concert, vous ne serez peut-être pas loin en vacances !).

Pour Crapouillot, parce que la première fois, c'était son premier concert. Il avait 5 mois et a été bercé toute sa première année avec cette musique.

mercredi, juin 22 2005

Geoffrey Oryema

Didier d'Utopie a déjà écrit une biographie assez complète de Geoffrey Oryema (que vous pouvez consulter en cliquant là) mais je ne résiste pas d'écrire une bafouille sur cet artiste génial dont la musique fait partie intégrante de ma vie...

Geoffrey Oryema, c'est de l'émotion à l'état pur. C'est une voix douce et suave, qui passe du très grave au très aigu. Fermez les yeux, il vous transporte dans son monde à lui. Peu importe qu'on ne comprenne pas toujours les paroles. Sa voix nous envoûte déjà à elle seule... Vous la connaissez, bien sûr. C'est celle du générique du Cercle de Minuit de Laure Adler... "Ye ye ye"...

J'aime notamment l'album Spirit. C'est le quatrième. Il y parle de son pays d'origine, de son passé douloureux dans la chanson "Spirits of my Father". Mais ces chansons sont aussi pleines d'espoir et de sérénité. Les sujets sont graves mais la voix se veut calme.

J'aime son regard critique sur notre société occidentale qui parfois se prend pour la seule maîtresse du savoir. En témoignent ses paroles extraites du titre "Lapin au Sésame":

"Tu dis que tu aimes / La musique de chez moi / Mais tu ne l'écoutes même pas

Tu dis que tu aimes / La cuisine de chez moi / Mais tu ne la manges même pas

Chez nous on mange / Du lapin au sésame / Chez nous on mange / De tout à la main..."

J'aime aussi la chanson écrite pour John, son frère, mort en 1989 :

"C'est pas vrai qu'on est deux / On est seuls et tous ceux / Qui se tiennent par le ... / Coeur ont peur

Oh ! moi c'est dans le tien / Que j'entends battre le tien / J'entends quand je respire / Ton sourire"

Après une compilation, le cinquième album de Geoffrey Oryema, Words prend un nouveau virage. Il ajoute à la sienne deux voix de femmes qui ont également collaboré à l'écriture des textes. Son univers s'élargit musicalement et les textes se diversifient. Dommage que l'artiste se fasse rare...

Ceux qui souhaitent en savoir plus peuvent aller jeter un oeil , et un autre ici.

Geoffrey Oryema sera en concert :

  • le 9 juillet à Brioux-sur-Boutonne (79)
  • le 16 juillet à Saint-Hilaire-de-Chaléons (44)
  • le 16 septembre à Genets (50)

mardi, mai 31 2005

La musique comme un puzzle...

Je ne sais pas vous mais j'ai dans la tête des morceaux de musique qui me suivent au fil des années... Des grands airs mais aussi des tubes idiots. J'en ai choisi certains. D'autres se sont imposés ! Ils me rappellent parfois une personne, un lieu, un souvenir précis ou une période... Quand je les entends par hasard, ces souvenirs remontent à la surface pour mon plus grand plaisir... sans que je puisse y faire grand-chose !

En voici quelques-uns:

  • La bande originale du film Rocky IV ("Eye of the Tiger", en particulier) me rappelle la boum de fin d'année de CM2.
  • La chanson "Mon amant de Saint-Jean" me fait penser à mon grand'père qui n'est plus là, mais qui trotte toujours dans mon coeur. Et à ma grand'mère aussi...
  • La chanson douce de Salvador est aussi celle de Chouinette...
  • "Le cygne", extrait du "Carnaval des animaux" de Saint-Saëns, c'est ma mère et son violoncelle, tandis que le répertoire de Malicorne, c'est mon père et ses flûtes.
  • "Rosalie" de Carlos, c'est mon premier 45 tours !
  • "Spirit", le quatrième album de Geoffrey Oryema, m'évoque un certain 14 janvier 2001.;-)
  • Quand j'entends Mylène Farmer, je pense à Magali.
  • INXS, c'est mes années collège. Je n'ai jamais eu un seul album, mais qu'est-ce-que j'ai pu les entendre à la radio (que je découvrais !)!
  • "Ouh la menteuse", chantée par Dorothée, ce sont tous les trajets en voiture pour partir en vacances, tout le répertoire repris par ma soeur, mon frère et moi... à tue-tête bien sûr !
  • Je peux pleurer en écoutant "Let it be", des Beatles ou chanter "Maya l'abeille" très fort !

J'en vois certains venir avec leurs gros sabots... Je n'ai pas dit que là-dedans, il n'y a que des choses que j'aime. Je ne renie pas ma période Dorothée-Carlos mais quand même, je ne m'en vante pas non plus !

Et vous ?

lundi, mai 30 2005

Klaktonclown en concert

Comment vendredi soir, j'ai fait ma groupie sans que cela ne paraisse bizarre ou immature avec le groupe Klaktonclown, venu donner un concert au profit d'une association dont je fais partie...

J'ai découvert le groupe en 2001, dans un petit festival (où ils se produisaient avec Jeanne Cherhal, d'ailleurs... autre artiste que j'apprécie beaucoup) près de chez moi. Ils ont gagné cette année-là le Tremplin des Jeunes au Festival des Vieilles Charrues, à Carhaix. Pas mal, quand même, non ? J'ai tout de suite été charmée par leur univers...

Leur premier album est un six titres sans titre... On y découvre un environnement un peu sombre mais tellement profond ! Celui des rues noires, d'un soldat rentré de la guerre ou d'une fille un peu paumée, de la révolution. Des textes justes servis par les voix de Rachel et Régis, façon vieille chanson, Piaf, l'accordéon...

Et puis j'ai eu la chance de travailler une année avec Rachel, la chanteuse et accordéoniste du groupe. Cela m'a permis de l'approcher un peu, ce qui est toujours agréable, quand on aime un groupe. Sans entrer dans les secrtets de la création, cela permet de comprendre certains textes, cetains thèmes... Et puis moi, je l'aime bien, Rachel ! Groupe ou pas. Elle m'a toujours un peu intriguée car elle fait peu de bruit mais on sent qu'elle est bien présente dans ce qu'elle vit. J'aime bien les gens comme ça, un peu discrets...

Le groupe a enregistré un second album, Temps mort à Crézilande, reprise des six premières chansons et de nouvelles, album enregistré en public dans un concert nantais. Il est hélas épuisé...

J'ai eu peur que le groupe ne s'arrête en raison de la difficulté qu'ont les artistes à survivre... mais Klaktonclown est bien là. Après une tournée au Canada et toujours des choses à dire ! Quel bonheur, quand mon amoureux (pardon... le Père Noël) m'a offert le troisième album, Du silence et du bruit... Toujours cet univers, mélangeant engagement et galerie de portraits...

Vendredi soir donc, Klaktonclown est arrivé sur scène, après un petit groupe écouté par eux avec attention. Xavier à la batterie, Samuel au piano, Sacha à la contrebasse, Régis et Rachel au devant de la scène. Ils se partagent la voix de Klaktonclown en plus d'être frère et soeur. C'est ce qui fait aussi le charme du groupe, ce chant à deux voix. Deux voix particulières, sachant être suaves ou fortes, douces ou révoltées. Et jongler ensemble... Un délice !

Le concert a commencé doucement puis petit à petit, les morceaux s'enchaînent et vous prennent aux tripes, ne vous laissent pas indifférents. Rachel, poupée toute petite et toute menue, disparaît presque derrière son grand accordéon et sait aussi en sortir et interpeller le public, jouer avec les mots (écrits si poétiquement par Régis). Les airs (composés par le groupe) sentent bon l'ancien temps, les bars, même si certains thèmes sont bien actuels !

On apprécie aussi la complicité entre ces cinq-là, les regards, les sourires qui passent entre eux. On en redemande et on espère que leur aventure continuera le plus longtemps possible !

Vous pouvez aller faire un tour sur leur site (en cliquant là) aux graphismes rouges et chauds... Et même écouter un morceau de leurs albums en allant dans la rubrique "discographie" (cliquez sur la pochette du disque dans l'image centrale)... J'ai une tendresse particulière pour "Il est revenu de guerre", dans le premier album.

Et si cela vous dit, allez les voir en concert, c'est encore mieux ! Par exemple en juin le 4 à Jans (44), le 11 à Soulac (33), le 17 à La Bernerie (44), le 24 à Châteaubriant (44), le 25 à La Barre de Fromentine (85). Les autres dates sont sur leur site...

Pour mon amoureux, pour Didier et Nikkos.