Dans les valises de Maryne...
Par Marie le mardi, septembre 27 2005, 09:57 - Dans la blogosphère... - Lien permanent
En pianotant sur le blog de Maryne, j'ai découvert qu'elle partait en vacances à Tahiti, chez sa soeur... Tahiti, mes années lycée... Beaucoup de souvenirs qui remontent à la surface... des gens, des lieux, des odeurs, des émotions, beaucoup d'émotions...
Jusque là, rien d'exceptionnel, c'est un joyeux hasard... mais il se trouve que la soeur de Maryne vit à 200 mètres de la maison où j'ai passé quatre années... peut-être les plus riches de ma période 0-20 ans... Alors là, tout est différent ! Elle voit le coucher de soleil que j'ai tant admiré, elle fait ses courses chez le chinois où j'achetais mes "OK Podium", elle voit passer les trucks (des camions avec des cabines en bois qui sont les transports en commun locaux) que j'ai pris pour aller au lycée, et elle est tout près de ma maison, tout près de mes copains...
Elle se balade aussi dans tous les lieux que j'ai aimés. Et elle fait de jolies photos... Je suis donc ses vacances avec énormément de plaisir. Parce que ses vacances me renvoient aussi tout un tas de souvenirs tous plus beaux les uns que les autres...
Le monde est petit, et c'est très bien comme ça ! Si vous aussi vous voulez vous rincer l'oeil, cliquez là et bon voyage !
Commentaires
Des "OK Podium", hé hé hé...
Je me souviens d'une franche partie de rigolade vers 15-16 ans en lisant chez une copine la rubrique des conseils du docteur. Un véritable grand moment !!
C'est vrai ! J'ai lu ces rubriques-là avec ardeur aussi !
Ceci dit, t'es une sacré veinarde ! Passer son adolescence à Tahiti, doit y avoir nettement pire !!
C'est sûr !
Des années qui restent gravées là...
Pas trop la larme à l'oeil Marie ?
Où ça là ?
non, là !
C'est vrai qu'en allant chez Maryne, on te sent toute chose. Merci en tout cas d'avoir inventé l'expression des valises plein les yeux. C'est plus reposant que les valises sous les yeux !
Effectivement, ça me remue un peu, Didier... C'est étrange, qu'elle soit à 200 m de ma maison, non ? Alors ça me remue mais dans le bon sens. J'ai des tas de souvenirs te de sensations qui remontent !
Je sais que le billet d'avion est très onéreux mais peut-être pourrais-tu envisager de mettre de côté un peu
chaque mois jusqu'à pouvoir vous offrir le voyage ton copain et toi ? Ceci dit, je connais une bibliothécaire
qui a son frère là-bas et qui m'a dit que la vie n'y était pas si idyllique que ça... Paraît-il que les jeunes boivent beaucoup (et pas que du coca), les femmes
sont toutes très grosses, qu'il y a beaucoup de chomage
et que la plupart des plages sont cradingues... Mais moi
j'ai un oncle et une tante qui y sont allés (mon cousin
a vécu là-bas 2 ans avec sa femme et leurs 2 fils)et qui
m'ont envoyés de superbes photos ! Je ne sais plus qui croire...
Tu as raison, Cat, la vie au quotidien n'est pas si idyllique... mais c'est le cas partout ! C'est vrai que l'écologie n'est pas la priorité du lieu, c'est vrai que les hommes (certains) boivent trop, c'est vrai que les femmes sont grosses (mais là-bas, c'est un signe de "richesse" et les critères de beauté sont différents... On aime les un peu trop rondes)... mais la mentalité est différente... On vit plus au jour le jour. On vit le moment présent. On projette moins et on se contente plus de peu. Du moins, c'était comme ça quand j'y étais.
Chaque endroit a des facettes spécifiques. On s'y sent bien ou pas. Moi, je me suis pas mal fondue au rythme de vie local (au grand dam de mes parents, pour certains aspects)...
Marie, je comprends tout à fait ce que tu ressens : moi aussi, j'ai beaucoup lu OK Podium.
Je pense même que je commençais certainement ma lecture du magazine par les conseils du docteur... (c'est la rubrique qui parlait coucougnettes, c'est bien ça ???)
C'est ce qu'on m'a dit aussi, que ce mode de vie convenait aux polynésiens, qu'ils se contentaient de peu
pour être heureux et que même le chomage ne leur faisait
pas perdre le sourire...
Tahiti … pas aussi idyllique que ça ?
Non, sûrement pas … mais pas un enfer non plus …
Oui, les hommes font la bringue le vendredi soir et se soûle à la Hinano (bière locale) … mais je travaille dans le monde de la nuit à Paris, et croyez moi, c’est pas pire ici qu’ailleurs …
Oui, l’écologie n’a pas été préservée pendant un bon bout de temps … c’est en train de changer … les polynésiens ont pris conscience de la richesse de ce qui les entoure … on ne peut plus faire n’importe quoi …
Oui, il y a de la misère, et contrairement à la chanson, la misère n’est pas forcément plus facile au soleil.
Oui, la vie est chère … parce que le transport de certains produits non locaux est un coût non négligeable, mais tu cueilles les fruits dans les arbres et tu pêches le poisson dans le lagon.
Mais ... car il y a des mais … le gouvernement polynésiens a depuis quelques années une politique de l’emploi très protectionniste pour les locaux (on ne donne quasi plus de permis de travail pour les non polynésiens) basée sur la formation professionnelle. Ce n’est qu’un début … mais c’est très prometteur …
Et ne rêver pas les filles, les tahitiennes ne sont plus grosses : les femmes Maori qui sont ravissantes jeunes filles, ont tendance à grossir, certes … mais il y a de moins en moins de pure maori, la population devient terriblement métissée (blanc, maori ou chinois) et les demies sont ravissantes. Ces jeunes femmes à la fois belles, langoureuses et sans réelles pudeurs font tourner bien des têtes !
Et puis, ici, la politique, c’est « les guignols de l’info » en direct live. Dans quelles autres contrées un Président de la République pourrait il faire une conférence de presse pour expliquer aux électeurs que ses ministres et lui-même vont suivre une formation parce qu’ils sont incompétents pour diriger le pays ?
Et comment ne pas parler du sourire … de la gentillesse des polynésiens, de la beauté des îles … et de cette façon de concevoir la vie comme un cadeau quotidien.
Ok, la polynésie n’est pas le paradis sur terre, je vous l’accorde, mais c’est un enfer plutôt supportable !
D'accord avec ta définition !
Moi, je me souviens juste des photos que vous nous envoyez, qui me faisaient rêver, et puis du livre que ta mère m'avait offert : "Le petit nuage rose", dans lequel un petit nuage tout rose se fait attaquer par un gros cyclone tout gris et tout méchant, mais en fin de compte, c'est le petit nuage rose qui gagne. Tu l'as lu, celui-là?
Oui, bien sûr... je m'en souviens bien !