Un mot gentil...
Par Marie le vendredi, mars 17 2006, 23:54 - Chouinette, Crapouillot et Cie - Lien permanent
Chouinette me donne un petit papier tout rose, savamment plié et scotché. "C'est pour toi, Maman !"... Oui, j'aurais pu deviner ! C'est marqué dessus. Je m'attends donc à un poème, à une déclaration, à un joli dessin... tandis que Chouinette attend, le sourire jusqu'aux oreilles, les mains derrière le dos, en se dandinant...
Je déplie et je découvre un texte d'une écriture assez soignée, noté à l'encre violette... je lis ceci :"Maman, moi ce que je veut, s'est un ctilo plume bleu diddl pour l'école. Merci. Chouinette."
De nos jours, les mots gentils des enfants pour leur maman, ça n'est plus ce que c'était ! C'est vrai, quoi ! Moi, au même âge, j'avais écrit un petit texte qui disait :"Maman, je t'aime plus que le rôti et les frites"... et ça, c'était poétique, non ?

Commentaires
Au moins c'est demander gentiment et poliment
Ah, ça... je ne dis pas !
Mais admets que si on attend des "je t'aime, ma petite maman", ou des "tu es la plus gentille des mamans", c'est un peu surprenant !
Et qu'est-ce qu'elle va écrire, avec son Stylo, Chouinette ?
)

(peut-être 1 "merci Maman, toi qui es la + gentille, etc."
Et puis... d'ailleurs... tant que j'y pense... tu as songé à lui faire ouvrir 1 blog, elle aussi ?
Onzerod.
PS.La honte... j'ai dû recommencer ce message, parce que je me suis trompé dans l'addition du captcha anti-spam
Bienvenue au club, pour les captcha anti-matheux...
Perso je préfère les captcha géographiques, ma moyenne de maths au 2 e trimestre est de 3/20 ...
Je vois que tu n'as pas fait de gros progrès en la matière !
Pour ce qui est des comparaisons douteuses, je disais justment à Chaanie que Balzac avait bien peu de goût en la matière. Je dirais qu'adulte, sa pensée ne se situait pas si loin de la tienne et du poulet quand tu étais enfant. Ainsi, dans la Duchesse de Langeais, on peut relever : "La France est souvent trompée, mais comme une femme l'est, par des idées généreuses, par des sentiments chaleureux dont la portée échappe d'abord au calcul" (:-/), ou bien encore "Comment expliquer une créature véritablement multiple [...] ; ayant tous les vices du courtisan et toutes les noblesses de la femme adolescente ; se déifiant de tout, et néanmoins se laissant parfois aller à tout croire?" ou encore "Jamais nation ne fut plus complaisante, elle était alors comme une femme fatiguée qui devient facile ; jamais pouvoir ne fit alors plus de maladresses : la France et la femme aiment mieux les fautes". Pas mal, hein? Et après il s'étonne que la greluche dont il tente de se venger n'ait pas voulu de lui, le Mosieur!! J'aime beaucoup aussi cette affirmation : "Les couvents d'hommes se conçoivent peu ; l'homme y semble faible : il est né pour agir, pour accomplir une vie de travail à laquelle il se soustrait dans sa cellule. Mais dans un monastère de femmes [...], elle ne s'y dénature pas, elle épouse Dieu."
N'empêche, avec le recul, on rend compte des montagnes qu'ont dû déplacer nos aïeules pour faire entendre leurs droits!!